François Bayrou est venu à l'été 2006 à l'invitation du maire de Saint-Louis, Cyrille Hamilcaro, et revient en décembre, « simplement à la rencontre des Réunionnais », entrepreneurs, militants, jeunes - sur une île exemplaire par sa volonté de prendre sa place dans le monde nouveau, mais frappée par la crise du chikungunya.
Il y a ici des chantiers très importants sur le plan des financements publics, comme le tram-train et la route des Tamarins. Ils seront soutenus dans le cadre d'
un Etat impartial, au service de tous les citoyens : cet Etat républicain qui a fait défaut à nos Départements d'Outre Mer plus encore qu'ailleurs sur le territoire français.
La génération des responsables politiques actuels est une génération dont l'avenir est derrière elle. Ce qui ne m'empêche de considérer que sur le fond, ils avaient raison, lors des combats contre la bidépartementalisation, ou pour une meilleure utilisation des contributions sociales en faveur de l'emploi.
C'est Anne-Marie Payet, sénatrice UDF de la Réunion, qui a parlé la première du chikungunya au Parlement français, dans l'indifférence générale.
Je n'ai pas de reproche grave à faire à la façon dont le gouvernement s'est conduit dans cette affaire. Il a fait ce qu'il pouvait faire - un peu tard. Il y a eu un chahut à l'Assemblée nationale parce qu'un parlementaire, socialiste en l'occurrence, a dit "si cela avait été un département en métropole, on se serait bougé plus vite" : ce parlementaire disait la vérité. L'éloignement a des inconvénients : le principal, c'est que 'loin des yeux loin du cœur', ou loin de la raison de ceux qui gouvernent. C'est pourquoi il faut des représentants politiques qui soient suffisamment influents, c'est-à-dire suffisamment indépendants, pour qu'on les entende."