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Les voix des Français n'appartiennent à personne !

François Bayrou était à Lyon le 7 mars. Il a exposé son programme économique lors d'un débat avec des chefs d'entreprise organisé par le quotidien économique La Tribune. Dans l'après-midi, il a répondu aux questions des étudiants de Sciences Po sur le clivage gauche-droite. Enfin, il s'est rendu au Salon de l'industrie. François Bayrou était accompagné de parlementaires du département, Michel Mercier, Président du Conseil général, Anne-Marie Comparini, Muguette Dini et de la députée européenne Claire Gibault.

François Bayrou était l'invité d'un débat organisé par le quotidien La Tribune dans le cadre de la campagne présidentielle. Pendant deux heures, il a répondu aux questions d'une dizaine d'entrepreneurs. Les questions étaient principalement consacrées au programme économique du candidat, mais d'autres thèmes sont apparus au fur et à mesure de l'échange.

Tout d'abord, François Bayrou a été invité à préciser les spécificités de son "small business act" à la française. Le dispositif comporte quatre volets :
- Simplifier les obligations, notamment administratives, pour les entreprises ;
- Créer deux emplois nouveaux sans charges pendant cinq ans pour toutes les entreprises ;
- Réserver une part des marchés publics aux petites entreprises ;
- Faire en sorte que l'Etat respecte ses engagements, notamment dans les délais de paiement.

François Bayrou a été longuement questionné sur la fiscalité. Il a rappelé sa volonté de réfomer l'ISF (impôt sur la fortune) pour le rendre plus juste, en élargissant l'assiette avec un taux modéré (1 pour 1000 par exemple). Cet impôt ne doit pas être dissuasif. Pour inciter les contribuables à ne pas sous-évaluer leur patrimoine et à le déclarer, ils pourraient voir l'impôt sur leurs plus-values ou leurs droits de succession être allégés en contrepartie.

Le candidat a plaidé en faveur d'une stabilité fiscale, car le manque de lisibilité et de cohérence sur le long terme inquiète les investisseurs étrangers désirant s'implanter en France.

Le débat a également porté sur des thèmes plus généraux comme l'éducation, le logement et l'environnement. Il a estimé, à ce sujet, qu'il était du devoir du futur Président français d'être à l'initiative d'une véritable politique internationale du climat.


En début d'après-midi, François Bayrou était l'invité d'un débat à Sciences Po. Plus de 600 étudiants se sont massés dans les deux amphis de l'école et lui ont réservé un accueil particulièrement chaleureux à son arrivée.
Pendant près de deux heures, il a répondu aux très nombreuses questions portant principalement sur la question du clivage gauche-droite. Les étudiants se sont montrés particulièrement intéressés par le parcours professionnel du politique et le cheminement personnel de l'homme qui l'a conduit à porter un mouvement politique indépendant et républicain au centre de l'échiquier politique.
Interrogé sur les raisons de son impressionnante percée dans les sondages au détriment de la droite et de la gauche, François Bayrou a répondu : "je ne prends des voix à personne, parce que les voix n'appartiennent à personne. Les Français sont libres de leur vote".


François Bayrou s'est ensuite rendu au Salon de l'industrie. Seul candidat à rencontrer ainsi les professionnels de l'industrie, il a arpenté les allées du salon avant de tenir une conférence devant un parterre de chefs d'entreprise. Devant eux, il a annoncé son intention de faire de la France "un pays stratège où les conditions sont créées pour que l'industrie saisisse les chances du développement".

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