BAYROU résiste, LE PEN progresse
L'IFOP a lancé, pour le compte de Fiducial, à la veille de l'élection
présidentielle, une série d'enquêtes afin de sonder l'opinion du grand
public et celle des dirigeants de TPE (2,4 millions de patrons) sur les
thématiques de la campagne. En avant-première de sa sortie complète, il
est révélé les seuls résultats grand public.
Dans l'hypothèse d'un premier tour,
dimanche à venir, Nicolas SARKOZY et Ségolène ROYAL perdent des points
par rapport aux mois précédents mais demeurent stables par rapport au
sondage réalisé les 8 et 9 mars dernier, à respectivement 28 % et 23%.
François BAYROU progresse par rapport
aux mois précédents mais perd 2 points, à 21%, par rapport au sondage
réalisé les 8 et 9 mars dernier. Dans le même temps, Jean-Marie LE PEN
progresse pour s'établir à 13,5%.
Intentions de vote au 1er tour
En cas de duel entre Nicolas SARKOZY et Ségolène ROYAL au second tour
de l'élection présidentielle, le premier l'emporterait avec 54% (53% un
mois plus tôt).
Nonobstant le fait qu'il se place
troisième dans le vote des électeurs au 1er tour, 58% des Français
pensent que François BAYROU sera au 2nd tour. Dans cette hypothèse,
l'écart se creuse en faveur de François BAYROU :
Présent face à Nicolas SARKOZY, il
l'emporterait avec 54% des intentions de vote (contre 52% en février et
49% en janvier).
Opposé à Ségolène ROYAL, il l'emporterait avec 57% (contre 54%) un mois plus tôt et 50 50 deux mois plus tôt.
La priorité : l'emploi et le chômage
L'emploi et le chômage apparaissent encore davantage comme la priorité
des Français (40%, en progression de 6%), devant le pouvoir d'achat et
les salaires (24 %, en baisse de 6%). La sécurité et la lutte contre la
délinquance avec 20% gagnent un point et se placent au 4e rang des
préoccupations des Français (enquête réalisée les lundi 26, mardi 27 et
mercredi 28 mars). Sur l'emploi et la sécurité les Français accordent
principalement leur confiance à Nicolas SARKOZY, mais sur le pouvoir
d'achat le duel Nicolas SARKOZY avec Ségolène ROYAL est plus serré
(32%/ 31%).
Pour déterminer leur choix le jour du
vote, les Français annoncent prendre en compte d'abord la sincérité et
l'honnêteté du candidat (45%) devant la vision d'ensemble d'un projet
de société (35%), la réponse à leurs attentes (35%) ou la volonté de
rompre avec le système politique actuel (34%).
Nicolas SARKOZY apparaît le plus apte
à réformer la France en profondeur (50%), devançant Ségolène ROYAL
(30%) et François BAYROU (29%). En revanche les Français font plus
confiance à Ségolène Royal (36%) qu'à Nicolas SARKOZY (35%) ou François
BAYROU (28%) pour négocier avec les syndicats (patronaux et salariés)
et réaliser la meilleure réforme du travail, que 84% appellent de leurs
vœux.
Des positions et des propositions bien acceptées
56% des Français assurent que le projet de François BAYROU de
constituer un gouvernement d'union nationale répond bien aux souhaits
de changement des Français. Quant à sa proposition d'introduire une
dose de proportionnelle pour les élections législatives, 71% y voient
un moyen de renforcer la démocratie.
66% des Français sont d'accord avec
Ségolène Royal au sujet de sa définition de l'identité nationale
(lorsqu'elle déclare que « L'identité nationale n'est pas le monopole
de je ne sais quel courant de l'extrême droite. L'identité nationale,
c'est d'abord tout le peuple français. L'identité nationale, ce n'est
pas de demander des comptes sur d'où l'on vient, mais de savoir où on
veut aller ensemble »).
51% des Français considèrent que la
création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale
serait efficace pour améliorer les problèmes d'immigration et favoriser
l'intégration. 62% estiment toutefois que l'idée de Nicolas SARKOZY est
un signal envoyé aux électeurs du Front National.
Dans la même veine, si 74% des
Français pensent que Nicolas SARKOZY a eu raison de souhaiter que les
maires accordent leur signature en faveur de Jean-Marie LE PEN et
Olivier BESANCENOT afin qu'ils disposent des 500 signatures nécessaires
pour concourir à l'élection, 68% estiment qu'il est intervenu afin de
ménager l'électorat du Front National dont l'apport pourrait lui être
bénéfique dans l'éventualité d'un 2nd tour ...
Source : © 2007 - Fiducial