François Bayrou invité sur LCP-AN à l'émission Question d'Info, s'est prononcé sur l'Europe qu'il est un des rares à évoquer au cours des débats publics, mais qu'il défendra toujours avec conviction. Le candidat à la présidentielle a également pu réagir à l'actualité, notamment au sujet de la régularisation des sans-papiers et le fait divers concernant les échauffourées qui se sont déroulées récemment à la gare du Nord de Paris.
Concernant l'absence éventuelle de l'Europe dans la thématique de campagne des candidats, François Bayrou a répondu que ce n'était pas son cas. En effet, à chaque réunion publique, inscrite comme elle l'est dans son projet, l'Europe est un point essentiel de l'édifice politique que présente le candidat à la présidentielle. "Pour que nous puissions peser ensemble sur l'avenir du monde plutôt que de le subir", la question de l'implication de la France dans le projet européen est primordiale. Il faut éviter d'accentuer le sentiment d'éloignement ressenti par le peuple vis-à-vis de l'Europe. C'est pour cela qu'un nouveau projet de constitution pour l'Europe (plus lisible, plus simple, plus transparent) doit être présenté aux Français, et soumis à leur approbation par référendum. "Le président de la République doit garantir aux Français que leur voix est écoutée" a-t-il promis.
Alors que Benoît XVI vient de rappeler de ne pas oublier les "racines chrétiennes de l'Europe", François Bayrou, tout chrétien qu'il demeure, affirme son attachement républicain à la laïcité. "Je ne mélange pas la politique et la religion" a-t-il rappelé.
Par ailleurs, "La mission du président de la République c'est de faire vivre ensemble les citoyens, pas de créer la division", a-t-il expliqué.
François Bayrou se réjouit que l'on apprenne à chanter la Marseillaise dans les meetings, mais il regrette que certains ne le fassent que maintenant. Ce type de témoignage de l'attachement à la Nation ne l'importune pas. En revanche, ce que le candidat à l'élection présidentielle récuse, c'est "la mise en scène de l'exaltation de l'identité nationale".
Abordant l'actualité et les échauffourées de la gare du Nord à Paris, François Bayrou a souligné l'état de crise dans lequel le pays se trouve. "C'est une société qui a des rancœurs, et où des catégories se sentent en affrontement avec d'autres catégories" a-t-il analysé. Le candidat à la présidentielle souhaite sortir de ce malaise, mais pas par la division. Depuis 20 ans, on ne fait de la police "qu'une force de répression". Les opérations coup de poings se sont succédé. Et "l'on a créé une situation où un certain nombre de citoyens se sentent ciblés et d'autres mal défendus" d'après François Bayrou. "Cela ne peut pas durer comme cela, avoir de telles tensions autour d'aussi petits phénomènes", tels qu'un contrôle de billet. Pour le candidat à la présidentielle, "cela devient tellement tendu que chaque geste devient critique". Il réclame le retour à "un climat d'apaisement et de compréhension". Il a ajouté, concernant l'explosivité du climat social actuel, que "renvoyer sans cesse à des problèmes d'identité c'est faire progresser l'idée dans l'esprit des Français qu'elle est menacée".
"Les approches d'ordre électoral que certains candidats ont choisies ne profitent pas au pays", a-t-il relevé. Ce qui choque François Bayrou, "c'est de dire qu'on a réglé les problèmes alors que cela a augmenté".
L'augmentation du nombre d'inscrits sur les listes électorales est pour le candidat béarnais l'occasion de témoigner de l'envie pour ces nouveaux inscrits "de participer à la République". "Ils croient en la France. Pour eux, la France, c'est Liberté, Égalité, Fraternité. Il y a une vitalité formidable dans les banlieues. Jamais on n'a vu un endroit où l'on avait autant envie de créer des entreprises".
François Bayrou a mis en valeur "la capacité et la volonté", pour sortir des oppositions politiques stériles. Deux priorités sont présentées : l'éducation et l'emploi. L'éducation permettra de sortir de l'injustice, en rééquilibrant les conditions de possibilité offertes à chacun pour atteindre l'excellence et permettre l'ascension sociale. La création de deux emplois sans charges pendant cinq ans, quels que soient le domaine d'activité et le type d'entreprise, assurera une relance économique.
En réponse au journaliste imaginant une opposition au deuxième tour face à l'un ou l'autre des deux candidats UMP et PS, François Bayrou a précisé : "si je suis face à l'un ou à l'autre je garderai la même ligne de conduite : arrêtez cette guerre qui consiste à défendre ce clivage gauche-droite", a-t-il déclaré à l'attention des candidats adverses. "Ils sont les candidats de la France coupée en deux" a-t-il déclaré.
A propos de l'arrestation d'un grand-père chinois et la mise en garde à vue d'une directrice d'école, François Bayrou a rappelé que la vocation de l'Éducation nationale était éducative. Il lui paraît donc "normal que des éducateurs soient sensibles à de tels cas de figures". Il a indiqué que "s'il y a infraction, il y avait sans doute une autre manière d'agir que de mettre en garde à vue une directrice d'école".
Pour le candidat à l'élection présidentielle, on doit faire preuve "d'humanité et de fermeté" sur ces questions. Il faut attendre la fin de la scolarité (année en cours) de l'enfant pour régler les cas de clandestinité des parents. Ensuite, les régularisations doivent se faire au cas par cas. Des personnes qui travailleraient depuis dix ans sur le territoire, sans difficulté avérée avec leur employeur etc, devraient être régularisées d'après François Bayrou.
Enfin, lorsqu'il évoque les réformes institutionnelles telles que l'instauration du scrutin proportionnel (à 50%) à l'élection des députés, François Bayrou précise que les Français seront associés au débat sur ce type de réformes, s'il est élu. "Ils ont besoin de savoir que le président de la République cherche à trouver les équilibres" a-t-il conclu.
LCP-AN
Publié par soutienbayrou à 13:08:49 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Rassembler : c'est son fil rouge et son credo, il s'y tient et il y croit. Il n'est pas seul. Le meeting breton de François Bayrou a réuni, hier soir, 7.500 sympathisants dans le hall bondé du parc-expo de Rennes. Un auditoire que l'UDF n'avait jamais encore connu ici, ni par le nombre ni par l'enthousiasme, ni par la jeunesse. Des centristes qui hurlent et qui scandent, mais aussi des (ex ?) militants PS qui écoutent : pas de doute, la sauce du Béarnais a bien pris.
Avec un retard digne de Johnny en tournée de province, le candidat du centre n'a pas choisi de parler de la Bretagne aux Bretons venus l'écouter. Certes, il « aime profondément cette terre », une terre « en phase » depuis toujours avec les valeurs qu'il défend, et qui donne régulièrement à ses couleurs plus de suffrages que la France... et qui vient aussi de lui donner une de ses « pointures », avec le ralliement du ministre-maire de Vannes, François Goulard. Pour autant, même s'il se souvient avec émotion de son premier congrès politique à Rennes, François Bayrou n'était pas venu là pour flatter le Breton en le caressant dans le sens du poil. D'ailleurs, il n'en a pas que de bons souvenirs. Comme ce moment où « les piliers (Ndlr : les grands élus UDF) se sont rués en troupe pour aller chez le dominant du moment », par intérêt « de carrière » et pas par conviction.
« Compère et commère »
Pour lui, ils se sont fourvoyés en allant jouer le jeu « du monopole du pouvoir » dont il dénonce l'exercice constant par la droite et la gauche. Et voilà François Bayrou qui s'enflamme, dénonçant les candidats UMP et PS comme « compère et commère » entretenant le clivage camp contre camp, dont chaque camp profite à tour de rôle au gré des alternances. « Il faut en finir avec cette détestation réciproque, il faut désormais se comprendre et travailler ensemble » pour « gouverner dans l'intérêt du pays, pas dans l'intérêt d'un camp ». Il entend bien être l'homme qui aura la peau de ce « schéma politique dépassé » et des escarmouches droite-gauche qu'il inspire, comme « le drapeau tricolore qu'ils agitent comme la muleta dans l'arène ». Une surenchère bien dérisoire à ses yeux, quand le pays est confronté à des enjeux de pouvoir d'achat, de climat, d'énergie, d'économie, ou de recherche. De « moralité » aussi, avec des institutions minées par « un climat de compromissions » et qu'il convient d'assainir en modifiant la Constitution et la loi électorale.
La liberté de Goulard le « pif » de Lindon
Le leader centriste a partagé la vedette avec son nouveau soutien François Goulard, qui s'est taillé un joli succès de tribun dans une harangue enflammée conclue sur ces mots : « Sentez-vous enfin libres, agissez au nom de vos convictions et non de votre appartenance ». Vincent Lindon a aussi suscité un bel enthousiasme en improvisant sur les planches rennaises un gentil compliment bayrouphile. « Il me rassure, je n'aime pas les gens qui angoissent, j'aime ceux qui ressemblent à un grand frère. Avec lui, il n'y aura pas de problème... C'est la première fois de ma vie que je m'intéresse à quelqu'un, je sais que j'ai du pif et que j'ai choisi le bon ».
Vincent, François...
François Bayrou se plaignait tant d'être délaissé par la presse. Il pourrait désormais se plaindre de manquer d'air. Pensez : trois quarts d'heure pour faire 30 mètres sur le campus du centre de formation des apprentis de Ploufragan (Côtes-d'Armor) !
« La star, c'est François »
Impossible de faire deux pas sans être enfermé par une meute de journalistes qui vous collent caméras dans les yeux et micros dans le nez. L'assaut ne cessera pas durant les deux heures de sa présence sur le campus. Eh bien, même pas un soupir ; le candidat de l'UDF en profite pour marteler son leitmotiv à chaque halte : il faut en finir avec l'UMP et le PS qui s'entendent pour conserver le monopole du pouvoir depuis 25 ans. Mais, pas le tout, il faut aller tailler une petite bavette avec les apprentis qui commencent à trouver le temps long à côté. Vincent Lindon, lui aussi, bat la semelle, à l'écart ; et même pas moyen de fumer une cigarette, tranquille : « C'est interdit dans la cour, monsieur ! » crient les jeunes. Une déclaration ? « Non, la star c'est François aujourd'hui », répond l'acteur d'un sourire fatigué. Un petit coup de pompe ? Et hop, trois éclairs au chocolat avalés en un éclair par François Bayrou lors d'une pause-express de cinq minutes. Eclair, aussi, la visite des labos de boucherie, boulangerie et pâtisserie. Petit détour par la classe de Coralie, en commerce et assistant de gestion de PME. Puis, compte-tour dans le rouge pour le tour de l'Institut supérieur de Formation de l'automobile. Impressionné, François Bayrou, par les installations, mais aussi par ces jeunes qui trouvent tous un emploi à la sortie : « L'alternance c'est l'avenir ». C'est promis, il reviendra : « pour inaugurer le " Véhipole 2 " », en septembre, « quand je serai élu président ».
Publié par soutienbayrou à 20:55:36 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Dans un entretien au Figaro, François Bayrou accuse ses rivaux UMP et PS de "jouer sur la peur" à propos de la nation.
LE FIGARO. - Le thème de l'identité nationale s'impose dans la campagne. Quelle est votre position ?
François BAYROU. - Dans l'Histoire de France, on n'a jamais cédé à l'exaltation de la nation, y compris le général de Gaulle. Je ne participerai pas à cette course-poursuite dans laquelle sont lancés Le Pen, Royal et Sarkozy.
Publié par soutienbayrou à 13:22:11 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par soutienbayrou à 00:34:56 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Accueilli avec chaleur à sa descente
d'avion, François Bayrou a fait part de son émotion en arrivant sur
l'ïle de la Réunion, creuset de cultures et d'origines différentes.
C'est ainsi que devant le mélange réussi, il a déclaré qu'il souhaitait
reproduire cet exemple partout en France. Il a visité le quartier des
Camélias, en proie à de lourdes difficultés. Serré de nombreuses mains
sur son marché. Il a rappelé que mettre en avant le thème de
l'immigration pouvait s'avérer dangereux. Et que l'Outre-Mer
constituait un tête de pont de la France sur trois continents, une
"chance pour le pays".
Publié par soutienbayrou à 12:12:29 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.(article 2 de la Décalaration des droits de lhomme et du citoyen )
Article XXXV - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793)
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