• Recherche

    « Je propose un pacte transpartisan d'investissement dans la recherche, garantissant une augmentation régulière et sur le long terme du budget de la recherche. »


    À l'Université d'automne de « Sauvons la recherche », François Bayrou a affirmé sa conviction : la recherche est l'une des questions les plus importantes pour notre pays, pour sa place dans la globalisation. Le dialogue avec les chercheurs est une nécessité politique, et la réforme de la recherche une nécessité nationale.


    « Je veux répondre à la grande frustration des chercheurs : vingt-cinq ans d'indécision des gouvernements successifs, des conditions de travail de plus en plus précaires, la jeunesse qui se détourne de la recherche.

    Pire, nous vivons un drame national : la France forme de très grands chercheurs, qui partent travailler à l'étranger. C'est une perte organisée de la substance nationale ! La cause, c'est qu'ils n'ont pas de débouchés, la recherche n'étant pas considérée en France comme une formation qui conduise à la responsabilité dans l'entreprise. 


    Or la recherche de haut niveau est comme la pointe d'une pyramide, cette pointe sera d'autant plus éminente que la base de sélection sera large. Et sans débouchés, il ne peut y avoir une base large, malgré la qualité de notre recherche et de notre université. 

    La recherche est l'une des questions les plus importantes pour la place de notre pays dans la mondialisation. Je veux faire tomber ce mur qui sépare le pouvoir et les chercheurs, qui se sentent au-dehors de la sphère de décision. Remettre les chercheurs au centre, les sortir de la précarité.

    Il y a d'abord la question de la place et de l'image des chercheurs dans la société : faire de la recherche l'une des voies privilégiées pour la sélection des élites, ce qui passe par un accord entre les universités et les grandes écoles. 

    Je veux également rendre le métier de chercheur plus attractif, par une réévaluation des grilles de salaire, car on ne peut rester au salaire moyen de 2 000 euros bruts des jeunes chercheurs. 

    Pour encourager puissamment l'installation en France des chercheurs les plus performants, je propose d'exempter d'impôt les revenus des brevets déposés par des chercheurs français ou résidents en France. 

    Tout cela implique un engagement précis sur la question des moyens. Je propose un pacte national et transpartisan, qui serait signé par tous les candidats, en faveur d'une augmentation régulière et sur le long terme du budget de la recherche, de l'ordre de 5 % par an sur dix ans. »