• Partis

    « Il faut une majorité d'entente et de rassemblement. » 


    François Bayrou a refusé au meeting de Toulouse, en 2002, un pseudo-parti unique de la droite et du centre (« Si nous pensons tous la même chose, c'est que nous ne pensons plus rien ! »). Son diagnostic s'est vérifié : ce parti a réussi à concentrer tous les pouvoirs, mais échoué à résoudre les problèmes du pays. Devant la gravité de la situation de la France, il faut une démarche politique nouvelle, qu'a illustrée François Bayrou en recevant ensemble Michel Rocard, Michel Barnier et Nicolas Hulot : faire travailler ensemble des gens différents, dans le respect de leurs différentes familles de pensée.


    « Le pluralisme des partis reflète la diversité d'opinions des Français, qui doivent cohabiter sereinement. La démocratie, ce n'est pas un affrontement, mais un dialogue et un débat.

    On peut être différent et travailler ensemble.

    J'accepte de voter, dans des circonstances nationales graves, avec des gens qui sont différents de moi. Je ne renie rien de ces différences, mais je les fais passer après l' intérêt national.

    Et j'envisage, pour reconstruire notre pays, de travailler avec des gens différents de moi : au point de crise où notre société est arrivée, il faudra rassembler, du centre, de droite, de gauche, pour garantir aux Français que la République nouvelle sera la République de tous et non pas la République des amis.

    Les grands sujets, l'éducation, la dette, l'exclusion, la recherche ou le changement climatique, nécessitent des politiques volontaires de longue durée et ne peuvent être traités dans le cadre figé du clivage droite-gauche. Pour qu'une politique soit regardée comme étant de bonne foi et non comme l'affaire d'un parti, il faut qu'elle soit largement soutenue.

    Les majorités étroites d'un parti ne suffisent pas à soutenir une grande œuvre nationale.

    Cela a été le choix de notre histoire, en particulier quand elle fut grande et féconde. Ce fut le choix du général de Gaulle, de Robert Schuman, de Pierre Mendès France, de Chaban-Delmas, de Giscard en 1974, de Michel Rocard et de Jacques Delors. Beaucoup de nos voisins européens, comme l'Allemagne, fonctionnent ainsi.

    On ne gouverne pas un pays avec une minorité, pour une minorité. On gouverne un pays avec une base large et, pour obtenir une base large, il faut rassembler des courants différents. La condition du rassemblement, ce sont des projets et des principes clairs. »