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"Je suis celui qui propose la seule majorité stable, sécurisante, et possible pour la France" (Source France 3) | 08 avril 2007

François Bayrou était l'invité politique du 19/20 sur France 3. Fraîchement revenu d'un déplacement en Corse, le candidat à la présidentielle s'est exprimé sur l'avenir de l'île de beauté qui passe, selon lui, par l'équilibre entre "fermeté et compréhension". Les déclarations sur l'origine génétique de la pédophilie d'après Nicolas Sarkozy furent abordées et déplorées par François Bayrou.

Fermeté et compréhension sont les maître-mots dans le dossier corse d'après François Bayrou. Néanmoins, la priorité est "le développement économique et l'emploi" en Corse, ce qui passe d'après lui par une politique de l'équilibre.
"Je suis absolument persuadé que la Corse peut trouver sa place dans la République, sereinement, en étant fière de sa culture, fière de sa langue, fière de son identité, comme tant d'autres régions françaises ont besoin de l'être", a-t-il exposé.

Au sujet des déclarations de l'ancien ministre de l'Intérieur concernant le lien hypothétique entre la pédophilie ou le suicide et la génétique, François Bayrou s'est révolté contre ce qui constitue un véritable dérapage de la part du candidat de l'UMP.

"On sait bien qu'en général, dans une campagne électorale, il y a des débordements mais parfois il arrive qu'il y ait des choses graves, des choses qui ne sont pas de l'ordre d'une campagne électorale mais de l'ordre d'une certaine vision de l'Homme et de la vie" a-t-il énoncé solennellement.

"Quand Nicolas Sarkozy en vient à dire qu'un bébé peut naître en ayant en lui une condamnation à la perversité ou au suicide, qu'un enfant qui vient de naître pourrait être génétiquement promis à ce genre de perversité, mais dans quelle société vit-on?", s'est insurgé le candidat à la présidentielle.
Existe-t-il "une société démocratique dans le monde, aujourd'hui, au début du XXIème siècle, où l'on accepterait l'idée selon laquelle un enfant serait génétiquement condamné à être pervers ou être suicidaire?", a-t-il poursuivi. "Ceci est impossible, ou à quoi servent toutes les politiques de prévention?"

Au chapitre de l'Education et de la singularité de François Bayrou dans cette campagne, le maintien de la carte scolaire est un des points importants de divergence avec les représentants du PS et de l'UMP. "La carte scolaire, c'est l'obligation qui est faite à l'Education nationale d'offrir partout sur le territoire national la même qualité d'enseignement" a-t-il expliqué. Il évoque également sa proposition de création d'une année de transition en vue de préparer les élèves à l'université. Ce serait une réforme de la classe de Terminale.

Autre point essentiel : la maîtrise de l'écriture. Tous les enfants devront savoir lire et écrire avant l'entrée en 6eme. "Et cette obligation entraîne une réforme profonde de l'école primaire préalablement, ou en tous cas, demande une attention de l'école primaire envers ceux qui vont échouer".

Concernant la question de la majorité gouvernementale avec laquelle il pourrait diriger le pays, François Bayrou répond : "Je suis celui qui propose la seule majorité stable, sécurisante, et possible pour la France" . Une majorité stable qui réunira gauche et droite républicaine.

France 3

Publié par soutienbayrou à 12:41:14 dans En Mouvement | Commentaires (0) |

Pas de programme dites vous ? Il vous suffit de cliquer | 08 avril 2007

Publié par soutienbayrou à 01:44:17 dans En Mouvement | Commentaires (1) |

Pourquoi Voter François Bayrou ? Par Matthieu B | 08 avril 2007

Comme vous pouvez le voir dans l'encadré, vous êtes invité à envoyer les raisons pour lesquelles vous votez François Bayrou. Voici le message de Matthieu B

La France aujourd'hui est dans un état mitigé. La réussite des entreprises françaises à l'étranger, l'influence toujours grandissante de la France, contraste avec l'un des taux de chômage les plus élevés d'Europe et une croissance anéantie par le poids de la dette. Depuis 1981, seulement deux présidents différents ont dirigés la France mais aux prix de combien de gouvernements RPR/UMP et PS ? Tous se sont succédés à un rythme hallucinant, constamment sanctionnés par les urnes.

Cette insatisfaction nationale permanente vis à vis des gouvernements successifs, a crée un désinteressement profond pour la vie politique française. Pourquoi ne pas rompre avec ce ballet continuel de gouvernements élus par des promesses, qui accroissent la dette déjà colossale de la France et finalement brisent les espoirs de ceux qui les ont élus ? Il faut prendre les électeurs pour des citoyens responsables, et non pour des gogos qui sont cocus le lendemain des élections.

François Bayrou est aujourd'hui porté par un mouvement toujours plus puissant réellement populaire. Il veut croire en un gouvernement composé, idée nouvelle et saugrenue pour certains, de personnes compétentes et intelligentes qui travailleront ensemble. Au delà de tout clivage et pour un seul but. Le bien des français. Car, contrairement aux deux partis majoritaires, l'UDF est un petit parti. Elu par les français, avec l'aide des français et soutenu par des militants et des sympathisants toujours plus nombreux, Bayrou ne devra sa réussite qu'au peuple français.

Des français à qui il ne veut pas mentir, à qui il ne souhaite pas briser l'espoir qu'ils ont placé en lui. Un espoir d'avoir un président honnête qui n'hésitera pas à assumer ses erreurs et possédera une réelle personnalité internationale, préférant être acteur sous le drapeau cerclé d'étoiles que spectateur sous la banière étoilée.

Bayrou est le seul à pouvoir unir les français, ou tout au moins, à ne pas les diviser, autour des valeurs qui ont créé mon pays. Liberté, égalité, fraternité. Ne renions jamais nos origines mais appliquons réellement les valeurs qu'elles nous ont légués.

Un gouvernement d'Union Nationale, impossible ? C'est Charles de Gaulle et Pierre Mendès-France qui vont être déçu. Napoléon ne disait-il pas que l'impossible était le refuge des poltrons ? Churchill nous livre même que « tout le monde savait que c'était impossible à faire. Puis un jour est venu un homme qui ne le savait pas. Et il l'a fait. » Cet homme, c'est François Bayrou.

 

Publié par soutienbayrou à 01:37:16 dans Témoignages | Commentaires (1) |

Appel aux vrais démocrates | 07 avril 2007

Comme vous pouvez le voir dans l'encadré, vous êtes invité à envoyer les raisons pour lesquelles vous votez François Bayrou. Voici le message de Jean Luc.

Quand donc les vrais démocrates, ceux qui ont le sens du bien commun, qui portent attention aux moins-que-rien, aux laissés-pour-compte, aux milliers de gens sans espoir et sans avenir pour eux et surtout leurs enfants, ceux qui n'y croient plus, quand donc quitteront-ils le confort intellectuel du bipartisme Gauche-Droite, quand donc dénonceront-ils la connivence UMP-PS pour se partager le pouvoir, quand donc se libéreront-ils des puissances de l'argent, quand donc se mobiliseront-ils pour un projet de rénovation de notre vie politique, quand donc rejoindront-ils François Bayrou puisqu'il nous le propose aujourd'hui ? Allons ! du courage ! Mesdames et Messieurs les politiques, les scientifiques, les artistes, les journalistes, les chefs d'entreprise... Des choix de cette importance sont rares dans une vie : suivre le courant comme un cadavre ou réagir et se déterminer dans le sens de l'honneur et de l'espérance.

Faire passer l'appel s'il est en accord avec votre pensée. Merci

Publié par soutienbayrou à 10:19:18 dans Témoignages | Commentaires (0) |

François Bayrou à Libération : "L'élection : contact crucial avec les Français !" (Source Liberation) | 06 avril 2007

François Bayrou déclare dans une interview dans Libération "c'est le soutien direct des Français qui est crucial". "Une campagne à mains nues ou presque, contre les deux appareils qui dominent la vie politique française depuis 25 ans", l'UMP et le PS, "appuyés par des groupes de presse très importants, est forcément très dure", estime François Bayrou. Il considère que "dans la phase où nous sommes, la télévision est devenue moins cruciale, car l'égalité de traitement entre douze candidats la rend moins audible". Interrogé sur la volatilité de son électorat, le candidat à l'élection présidentielle estime que "ce n'est pas vrai" car "c'est l'électorat le plus neuf, et le plus déterminé", le seul selon lui "qui s'apprête à ne pas voter par habitude". François Bayrou Bayrou explique par ailleurs être devenu un candidat antisystème "par goût de la liberté" et de "la fidélité à des valeurs républicaines".

Vous avez dit récemment que «la campagne est très dure». Plus dure qu'en 2002 ? 
Une campagne à mains nues ou presque, contre les deux appareils qui dominent la vie politique française depuis vingt-cinq ans, appuyés par des groupes de presse très importants, est forcément très dure. Mais cette dureté est l'indice ou la preuve du changement que je porte et que cette élection pourrait imposer. Il est assez rare, et je dois dire assez intéressant, d'avoir à faire campagne sans être soutenu par aucun organe de presse.

Considérez-vous toujours que la télévision est contre vous ? 

Dans la phase où nous sommes, la télévision est devenue moins cruciale, car l'égalité de traitement entre douze candidats la rend moins audible. Dans la dernière ligne droite, c'est le soutien direct des Français qui est crucial.

Vous flirtez avec les 20 %, mais votre électorat potentiel est toujours le plus volatil de tous les électorats... 

Vous mesurerez, au bout du compte, que ce n'est pas vrai. C'est l'électorat le plus neuf et le plus déterminé au contraire, car c'est le seul qui s'apprête à ne pas voter par habitude.

N'en faites-vous pas un peu trop dans votre dénonciation de la connivence ?

La vérité est que je n'en fais pas assez. Les liens innombrables entre des mondes qui devraient être séparés, le monde de l'économie, de la finance, des médias et le monde de l'Etat, tout cela a créé un univers d'influence et d'obligations réciproques qui ne ressemble ni à la démocratie ni à la République. Comment un jeune garçon ou une jeune fille qui s'intéresse à la chose publique, mais qui n'a pas de relations y comprendrait-il quelque chose ? Et quel moyen un citoyen de bonne foi a-t-il pour agir sur cet univers ?

Comment quelqu'un qui, comme vous, a fait partie du système pendant des années devient-il un candidat antisystème ? 

Sans doute le goût de la liberté. Et la fidélité à des valeurs républicaines. Le premier choc, c'est en 1998, quand des présidents de région se font élire avec des voix du Front national. Je ne l'ai pas accepté. Puis en 1999, je refuse que l'on m'impose une liste menée par Sarkozy aux élections européennes. Lorsque vient 2002, je dis à Chirac, le 22 avril : «Vous allez être élu par 80 % des voix. Dans cet électorat, il y aura plus de gens de gauche que de droite. Vous devez en tenir compte pour le gouvernement.» Il m'a répondu: «Tout cela c'est des bêtises. Je vais faire le parti unique.» Pour moi, c'était un choc. Peu à peu, j'ai mesuré combien avec ce parti unique la France était mal gouvernée, pas mieux en tout cas qu'avant 2002. Et au moment des manipulations de l
l'affaire Clearstream, j'ai fini par voter la censure au nom des valeurs républicaines élémentaires. C'est ainsi, par fidélité, que j'ai construit mon indépendance.

Est-ce une révolution ? 

En quelque sorte oui. Longtemps, j'ai cru qu'on pouvait défendre des idées différentes dans son camp. Et puis je me suis aperçu que c'était comme siffler dans un violon, que ce qu'il fallait, c'était sortir des camps verrouillés, pour faire naître un espace nouveau.

Peu vous soutiennent dans cette aventure... 

Peu à peu, j'ai mesuré que notre système politique ne poussait pas au courage. Au lieu d'être un système qui pousse à l'affirmation des caractères, à la liberté de ton, à l'indépendance d'esprit, c'est un système qui pousse à l'allégeance, à l'abdication de ce que l'on pense. Il suffit de voir au sein du PS le nombre de ceux, qui aurait l'âge de l'indépendance, dire : «Tu as complètement raison, mais on ne peut pas le dire.» 

Qui par exemple ? 

Peu importent les noms. Je leur dis : «Qu'avez-vous à faire d'un appareil dont vous savez qu'il est dépassé?» Le PS, comme l'UMP, continue à mettre en scène des idéologies d'un autre temps. Ce sont des étoiles qui sont mortes en novembre 1989 dont la lumière nous parvient toujours, de plus en plus pâle. Et les gens de gauche savent que ce que les socialistes racontent n'est plus vrai. Ils se raccrochent à l'appareil. Sauvons le dernier carré. Faisons campagne. Tant pis, «Bouchons-nous les oreilles», disent-ils. C'est une expression d'un député PS après le happening du drapeau...

Le drapeau tricolore a été brandi dans des circonstances historiques où la gauche était héroïque. 

En France, ce n'est pas la nation qui a fait la République, c'est la République qui a fait la nation.

Pour vous, cette élection est un quitte ou double. Si vous n'êtes pas élu président de la République, vous renoncez aussi à la députation, vous quittez le système ? 

J'en connais beaucoup qui feraient brûler des cierges. à Notre-Dame-de-la-Garde pour que cette hypothèse se réalise ! Je n'ai pas l'intention de leur donner satisfaction sur ce point.

Mais pour qui appellerez-vous à voter au second tour si vous n'y êtes pas ? 

Je serai au second tour.

Nicolas Sarkozy est-il dangereux ? 

Je n'emploie pas le mot «dangereux» à tort et à travers. Pour moi, le candidat de l'UMP tire la société française vers des tensions et des affrontements qui sont dangereux.

Le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale est-il «ignoble», comme le dit Ségolène Royal ? 

C'est une atteinte à tout ce à quoi la République française a cru depuis son origine. Mais je n'ai pas l'intention d'employer des expressions insultantes. Le ton de cette campagne n'est pas à la hauteur.

Donnez-nous une mesure, une orientation de rupture. 

Par exemple, j'ai annoncé que je ferai voter une loi de séparation entre les groupes bénéficiant de commandes publiques et les médias. Je pensais naïvement que le parti socialiste, reprendrait cette thèse qui fut la sienne. Pas du tout ! Je peux en citer beaucoup d'autres. Lorsqu'il s'est agi de défendre l'allocation spécifique de solidarité pour les chômeurs en fin de droit, je suis monté tout seul à la tribune de l'Assemblée. La gauche est restée muette. Lorsqu'il s'est agi de se battre contre la privatisation des autoroutes, j'ai été seul à mener le combat. Je suis allé tout seul au Conseil d'Etat. Sur Airbus, qui a signé la délégation de gestion au groupe Lagardère, même s'il ne conservait que 6 % du capital de l'entreprise ? C'est un gouvernement de gauche ! Et ainsi de suite.

Parlez-vous principalement dans votre campagne aux gens de gauche ? 

Je parle aux citoyens des deux rives et à tous les autres.

Sur l'économique et le social, on perçoit toujours une différence entre une gauche plus interventionniste et une droite plus libérale. Où vous situez-vous ? 

En Allemagne, il se trouve qu'ils sont au gouvernement ensemble. Ils travaillent ensemble et ont obtenu des résultats qui époustouflent la planète. Les résultats de croissance sont montés à 3 %, alors que leur hypothèse budgétaire était de 1,7. En même temps, ils ont réduit leur déficit à 1,2 de PIB. En France, je ne pense pas que l'Etat doive s'ériger en contrôleur perpétuel des entreprises. Je pense qu'il faut des règles qui ne soient pas des règles d'inquisition de l'Etat sur l'entreprise. Il faut des règles équilibrées. Par exemple, on peut penser qu'il y a trop d'aides aux entreprises liées aux 35 heures. Je pense qu'un certain nombre de ces aides, avec le temps, vont décroître. En revanche, je suis pour que l'on permette à toutes les entreprises, les plus petites en particulier, de créer deux emplois sans avoir à créer de charges. Je réorienterai une partie des 30 milliards d'aide, environ 9 milliards, vers la création d'emplois sans charges.

Ce week-end, vous avez parlé de supprimer l'ENA. N'est-ce pas démagogique ? 

C'est pédagogique et symbolique. Je pense que la question de l'ascenseur social est la plus critique de notre société. C'est le noeud du blocage de la société française. Un petit nombre de personnes ayant été cooptées à 20 ans, parce que souvent elles étaient issues des bons milieux, avaient fait les bonnes études, se retrouvent concentrant entre leurs mains pour toute leur vie les situations les plus éminentes de tous les pouvoirs, administratif, politique, économique. Cela n'est pas équitable. Je veux que les postes de haute responsabilité dans l'Etat puissent être ouverts à des femmes et des hommes ayant fait d'autres preuves dans leur vie que la réussite à un concours à 20 ans. Je veux que dans la société française, on puisse retrouver l'espoir, même si on est entré en bas, d'arriver en haut.
Libération

Publié par soutienbayrou à 00:34:16 dans Articles de presse | Commentaires (0) |

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