Publié par soutienbayrou à 01:57:51 dans En Mouvement | Commentaires (0) | Permaliens
Tous les Français ne souffriront pas de la même façon : les plus riches vivront encore mieux. Les classes moyennes et les petits salariés vivront plus mal. Les exclus seront plus seuls que jamais.
Nous pouvons éviter ce gâchis social dont la majorité des Français ne veut pas. Comment? Simplement, en unissant nos forces avec ceux qui sont les plus proches de nous. Ceux qui pensent comme nous que le marché doit être régulé, que l'Etat doit défendre la solidarité, que l'égalité des chances doit être assurée pour tous et entre toutes les générations.
Socialiste et européen depuis toujours, j'affirme que sur les urgences d'aujourd'hui rien d'essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates-sociaux, c'est-à-dire les socialistes et les centristes. Sur l'emploi, sur le logement, sur la dette, sur l'éducation, sur l'Europe, nos priorités sont largement les leurs. Sur la société, sur la démocratie, sur les femmes, sur l'intégration, sur la nation, nous partageons les mêmes valeurs. Isolés, ni eux ni nous, n'avons aucune chance de battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen. Mais rassemblés avec les Verts, la gauche sociale-démocrate et le centre démocrate-social constituent une majorité dans le pays. Et dans deux semaines elle peut devenir la majorité réelle. C'est la chance de la France.
Il ne faut pas attendre l'après-second-tour pour créer la dynamique de l'alliance. Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d'autant mieux qu'ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d'espoir pour la France.
J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance. Qu'ils fassent confiance aux Français pour que les Français leur fassent confiance.
Je ne me prononce qu'au nom d'une seule ambition : l'amour de mon pays. L'envie que la France retrouve confiance en elle; que nos jeunes portent l'espoir d'une vie meilleure; que notre Etat se modernise dans le respect de chacun; et que triomphent nos idéaux démocratiques dans un monde en mouvement.
Pour la première fois depuis longtemps, j'atteste que ce chemin nous est ouvert. Nous pouvons déplacer les lignes politiques pour qu'elles soient fidèles à nos convictions. Nous pouvons faire repartir la France sur les rails du progrès économique, de la justice sociale, d'une démocratie impartiale et apaisée. Offrons ce choix aux Français et je suis sûr qu'ils l'approuveront.
Si nous ne saisissons pas cette chance, oui nous n'aurons aucune excuse...
Publié par soutienbayrou à 01:52:16 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Maurice Leroy, Député du Loir-et-Cher,
Porte-parole de François Bayrou était invité par BFM Radio le 13 avril
2007. Il s'est exprimé sur l'actualité politique. Notamment à partir
des déclarations récentes de Michel Rocard quant à un rassemblement
avant le deuxième tour de la présidentielle. Néanmoins, les partis
politiques verrouillent comme le souligne le député du Loir-et-Cher. En
revanche, celui-ci a constaté que les Français ressentaient que
François Bayrou incarnait le rassemblement, et que cela se voyait
également dans les antichambres du pouvoir. Maurice Leroy a également
décliné des éléments essentiels du programme de social-économie défendu
par François Bayrou tels que le Small Business Act et la création de
deux emplois francs sur cinq ans.
Concernant le récent appel au rassemblement de Michel Rocard, Maurice Leroy a souligné que l'ancien
Premier ministre était
"un précurseur en France. Il est le premier à gauche à dire ce que François Bayrou ne cesse de
dire depuis le début de cette campagne électorale". En illustrant son propos par un extrait de
la déclaration de Michel Rocard :
"dans quelques jours les français décideront qui de François Bayrou ou de Ségolène
Royal sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy".
Par cette citation dans le journal Le Monde, le député du Loir-et -Cher, explique que ce que
dit tout haut Michel Rocard, c'est ce que pensent beaucoup d'électeurs qui veulent sortir du
clivage gauche-droite.
"On le voit sur le terrain. Celui qui porte l'espoir c'est François Bayrou" a-t-il dit,
considérant qu'il serait le seul à pouvoir vaincre Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l'élection
présidentielle.
Maurice Leroy a révélé, d'après certaines indiscrétions du côté de l'UMP, la mise en
place d'une
"réunion cette semaine du groupe UMP à l'Assemblée nationale où on aurait dit qu'il fallait
sauver le soldat Royal pour ne pas être face à François Bayrou au second tour". Cela est
révélateur de l'inquiétude et des chances réelle de voir François Bayrou remporter cette élection
présidentielle.
Cela se confirme au sein des appareils politiques d'après le député du Loir-et -Cher,
mais
"les appareil verrouillent" comme il savent parfaitement le faire. Et les Gracques
(anciens collaborateurs de gouvernements socialistes qui appellent au soutien de François Bayrou)
ne peuvent être rejoints officiellement avant le 22 avril 2007 par certaines des personnalités
politiques de même obédience.
Poursuivant son intervention sur BFM, Maurice Leroy le Porte-parole du candidat à la
présidentielle, a souligné que François Bayrou continuait tranquillement sa campagne, et que les
Français ressentaient qu'il incarnait le rassemblement. Les déclarations de Michel Rocard ne font
que confirmer cette tendance.
Comme l'a indiqué Maurice Leroy, François Bayrou propose la relance de la construction
européenne, autour de l'axe franco-allemand, notamment. Dans le contexte de mondialisation la
France a besoin de l'Europe. Il faut tenir compte du fait que les Français ont dit
« non » au traité constitutionnel.
"Voilà pourquoi François Bayrou propose non pas d'aller en catimini devant le Parlement.
Mais un vrai référendum sur un texte simple et lisible. Il appartiendra au Chef de l'État que sera
François Bayrou, et au Gouvernement qui sera nommé après son élection à la présidence de la
République d'élaborer ce texte" a-t-il prédit. Il a par ailleurs indiqué que le Parlement
pouvait parfaitement être réuni en session extraordinaire, dès le mois de juillet pour traiter de
cette question. Mais aussi de la question de l'emploi qui est majeure.
Comme le journaliste de BFM Radio l'a évoqué, une grande réunion ouverte aux forces
syndicales, patronales, et les représentants du Gouvernement fraîchement nommés, aura lieu et
s'inscrira dans le grand projet de social-économie chère à François Bayrou. Il conjugue dans ce
projet l'économie et le social pour en faire un nouveau concept de la social-économie.
"Et quand il propose pour toutes les entreprises d'avoir recours à deux emplois sans charges,
deux emplois nouveaux à durée indéterminée, pendant cinq ans, quels que soit l'âge et la
qualification du salarié : Voilà une mesure simple et efficace. Et si elle était votée
dès le mois de juillet ou août 2007, cela pourrait permettre de recréer des centaines de
milliers d'emplois d'ici la fin de l'année" a-t-il explicité.
Maurice Leroy a ensuite rappelé que la TVA sociale chère à Jean Arthuis, Président de la
commission des finances du Sénat, pouvait être une solution pour
"créer un environnement amical y compris fiscal" économiquement, dans une démarche
de long terme, pour ainsi faire face à la mondialisation et à la concurrence des produits
d'importation.
Dans la droite ligne de l'idée de la France comme
"pays pro-entreprise" défendu par François Bayrou, un autre élément essentiel du programme
développé par le candidat a été présenté ici : Le
Small Business Act à la Française. Ce procédé américain qui existe depuis 1953 aux
États-Unis ouvre aux PME 20% du volume total des grands marchés et la totalité des marchés
inférieurs à 50 000 euros.
"Cela ferait une sacrée bouffée d'oxygène", comme l'a souligné Maurice Leroy au cours de
l'entretien.
"Si on cumule cette proposition concrète avec celle des deux emplois francs, vous voyez qu'on a
de quoi relancer la croissance française" n'a-t-il pas omis de souligner.
Enfin, à propos des réformes institutionnelles, Maurice Leroy a soutenu que
"l'on est au milieu du gué". La logique du quinquennat réclamait selon lui que l'on passe
à un régime présidentiel. On assiste donc à
"quelque chose d'inachevé, de non abouti".
"On a besoin de moderniser nos institutions. Et François Bayrou a dit qu'il serait un véritable
président-citoyen qui s'engage, et qui ne dit pas seulement le 31 décembre et le 14 juillet quelle
est sa vision pour la France" a-t-il ajouté, précisant que le Parlement devait jouer
pleinement son rôle en balance avec le Gouvernement.
Publié par soutienbayrou à 01:25:21 dans Témoignages | Commentaires (0) | Permaliens
François Bayrou a accordé un entretien au
journal hebdomadaire L'Express. Il y explique à Eric Mandonnet sa
conception du pouvoir, la manière dont il souhaite conduire les
affaires publiques. Il aborde le changement des institutions, le rôle
du président de la république, du gouvernement, des assemblées. Il
détaille ses premières mesures une fois élu. Et réfûte l'idée des 100
jours d'"étât de grace" pour faire passer des réformes sans que les
Français aient compris les tenants et aboutissants. Il réaffirme la
valeur primordiale de l'Europe et annonce dès son élection une tournée
européenne des grandes capitales pour renouer les liens distendus
depuis le non au référendum.
L'Express : Que changeriez-vous dans la fonction présidentielle, du point de vue de la Constitution et de sa pratique, si vous étiez élu ?
François Bayrou : C'est le chef de l'Etat qui est élu au suffrage universel! Je propose donc de récrire l'article 20 de notre Loi fondamentale: «Le président détermine la politique de la nation et le gouvernement la conduit.» Dans la pratique, il faut que le président soit présent devant les Français, qu'il porte la politique et les réformes, au lieu d'être lointain. Qu'il assure, devant le peuple des citoyens, et rassure, s'il le peut, sur les grands choix qui sont devant nous. A lui d'en faire la pédagogie et d'en porter sur les épaules la responsabilité. Le président ne se dissimule pas derrière le gouvernement et il considère le peuple comme un partenaire à part entière; les choix ne doivent donc pas être faits en dehors de lui, mais avec lui.
L'E. : Jusqu'à quel point le président doit-il être un chef de la majorité? Jusqu'à quel point reste-t-il un arbitre?
F. B. : Le président n'est pas le chef de la majorité! Il est l'élu de tous les Français. D'ailleurs, l'idée d'un chef de la majorité est en elle-même un dévoiement de nos institutions. Il ne faut pas mélanger l'exécutif et le législatif. Le principe de la République, c'est la séparation des pouvoirs. De Gaulle a gouverné alors que son parti n'avait pas la majorité à l'Assemblée nationale. Les majorités se font au Parlement sur des textes. Quant au président, son rôle est double: il rassemble et il entraîne. Dans son rôle de rassembleur, il tient compte de tout le monde; il ne représente pas un parti ni une coalition. Mais, devant le pays, il assume une politique, comme de Gaulle le faisait - et Dieu sait que personne n'aurait soupçonné de Gaulle de ne représenter que l'UNR [le parti du Général]!
L'E. : Comment moderniser la communication présidentielle?
F. B. : Il faut que le président parle aux Français, souvent et normalement. Qu'il saisisse toutes les occasions disponibles. Le président américain s'exprime deux fois par jour: il plante son pupitre avec son emblème dans un champ ou dans une base militaire et il parle. Il accompagne ainsi la réflexion et la conviction du peuple des citoyens américains. Le président français doit faire la même chose. En France, le président parle le 14 juillet et le 31 décembre - les deux seuls jours où personne ne l'écoute, puisque les gens ont, à ces dates, autre chose en tête!
L'E. : Le style présidentiel est-il aujourd'hui dépassé?
F. B. : La solennité et la simplicité peuvent aller de pair. Il n'y a pas de raison de se prendre pour l'élu des dieux: le président n'est que l'élu du peuple! Je serai un président citoyen. Je changerai le moins possible mes habitudes de vie. Je garderai mes liens avec mon village, pendant le week-end ou pendant les vacances. Je ne serai pas enfermé à l'Elysée. Je continuerai à rencontrer les Français, comme l'un des leurs, provisoirement investi de la fonction de les représenter, mais qui ne cesse pas d'être leur proche.
L'E. : Imaginez-vous le 14 Juillet très différent de ce qu'il est aujourd'hui? Et la garden-party?
F. B. : Je dois vous avouer que je n'ai pas réfléchi à la garden-party. Le président est à la fois chef d'Etat, avec ce que cela a de solennel, et le premier des citoyens, avec ce que cela a de simple et de juste. Je veux une simplicité des attitudes, une capacité à marcher dans la rue avec une surveillance discrète, etc. Les gens qui ne se promènent qu'avec un mur de gardes du corps autour d'eux ne peuvent pas parler à leurs concitoyens. De ce point de vue, François Mitterrand, qui arpentait tranquillement les rues de Paris, est plus proche du comportement que je veux avoir.
L'E. : Votre pari de recomposition de la vie politique repose entièrement sur votre personne. N'accentuez-vous pas ainsi l'aspect présidentialiste de la Ve République?
F. B. : L'élection présidentielle est l'élection majeure. Seule l'irruption du peuple souverain dans le jeu politique, bien rodé, permet de changer les choses. La majorité présidentielle sera constituée sur le critère du soutien à la nouvelle démarche qui fera travailler ensemble des Français d'un bord et de l'autre. Je n'ai aucune tentation du culte de la personnalité! C'est une majorité non pas autour d'un homme, mais autour d'une démarche et d'un projet - même si l'homme compte aussi, bien sûr.
L'E. : Quel rôle incombe au Premier ministre?
F. B. : Il met en œuvre la politique définie pour le pays, en est responsable devant l'Assemblée nationale. Il est le coordinateur et le metteur en musique de tout ce qui est fait.
L'E. : Vous souhaitez une vingtaine de ministres. Faut-il modifier l'architecture gouvernementale?
F. B. : L'architecture actuelle est trop éparpillée. Je veux un gouvernement plus compact, sans ministres délégués. Je souhaite un n° 2, chargé du long terme, donc du plan, de la prospective, du durable, en matière d'environnement comme en matière de société. Il y aura toujours un ministère de l'Education, de l'Intérieur, de l'Economie, etc. En revanche, je changerai le rôle des secrétaires d'Etat: ils doivent être non pas de petits ministres, mais des chefs de commando pour des missions ponctuelles, avec des équipes restreintes. Idéalement, ils devraient pouvoir demeurer députés. Ils seraient ainsi mis au banc d'essai et formés en même temps.
L'E. : Des exemples?
F. B. : On doit remettre en question les statistiques, qui sont mensongères dans notre pays. Regardez les chiffres de l'emploi: on ne compte même pas les chômeurs d'outre-mer, c'est dire! Voilà une mission commando. Je songe aussi à des missions sur l'énergie ou à la politique de prévention des conséquences de certains produits chimiques sur la santé.
L'E. : Comment serait conduite la réforme des institutions que vous préconisez?
F. B. : Pendant l'été, j'organiserai une réflexion avec toutes les grandes forces politiques du pays et nous bâtirons les institutions les plus justes possible, avec la restauration du rôle du Parlement, une nouvelle loi électorale - 50% des députés élus à la proportionnelle - et des dispositions pour l'investiture de tous les corps de contrôle de la République. Il y aura un référendum quand sera terminé le travail de maturation, pour que tout le monde ait la certitude que les réformes sont expliquées, comprises et justes.
L'E. : A part la nomination d'un chef de gouvernement, quel serait votre premier acte fort de président?
F. B. : Mon premier acte de président sera d'ouvrir avec les organisations syndicales et patronales, ainsi qu'avec le Conseil économique et social, une réflexion sur la social-économie que je souhaite: la création de deux emplois sans charges par entreprise, le plan de lutte contre l'exclusion, les heures supplémentaires, l'intéressement des salariés aux bénéfices et la question plus large de la simplification, enfin, le «Small Business Act», une loi de protection et de soutien des PME. Entre son installation à l'Elysée, à partir du 17 mai, et jusqu'au second tour des législatives, le 17 juin, le président prépare la réflexion de la nation et la délibération du Parlement sur ces sujets.
L'E. : Et le président que vous seriez jouerait un rôle actif?
F. B. : Oui, il s'y colle. Il n'est pas dans son Olympe, enfermé rue du Faubourg-Saint- Honoré. Bien sûr, il ne mène pas le détail des négociations, mais il saisit le pays en lui montrant l'impact et les conséquences des choix qui doivent être faits.
L'E. : Et si les partenaires sociaux s'opposent à ces changements?
F. B. : Après un vote du peuple français, ils ne s'y opposeront pas, vous verrez... Et, s'ils ont des objections, elles méritent d'être entendues.
L'E. : Vous réfutez la théorie des «100 jours», qui consiste à faire passer les réformes les plus dures dans la foulée d'une élection. Le gouvernement Balladur, auquel vous apparteniez, avait réalisé ainsi une réforme des retraites.
F. B. : Avec le temps, j'ai pris conscience de ce que cette méthode de passage en force coûtait à l'idée même de réforme. Cela a donné à la société française le sentiment qu'il fallait toujours être sur ses gardes, que les réformes risquaient toujours de vous tomber sur la tête sans qu'on vous le dise. De là vient, pour une part, la peur des réformes. Quand on agit dans le dos des Français, ils n'ont qu'un seul recours, la rue. De plus, seuls les salariés du privé étaient concernés, les régimes spéciaux, parce qu'on les craignait, étaient soigneusement laissés de côté. Ma méthode, au contraire, ce sera la réforme en continu, la réforme assumée, pédagogique, non traumatisante parce que non matraquée.
L'E. : Si vous êtes élu, en quoi la vie des Français aura-t-elle changé à la fin de l'année 2007?
F. B. : Beaucoup de choses auront changé ! Notre démocratie, d'abord, avec, pour la première fois depuis cinquante ans, une majorité centrale, qui fera travailler ensemble des socialistes, des démocrates et des gaullistes. La situation de l'emploi, par le dégel de centaines de milliers d'embauches - les deux emplois sans charges devront être applicables au 1er septembre ou au 1er octobre; il y aura eu un grand plan de lutte contre l'exclusion. Et j'aurai commencé la réconciliation des Français avec l'Europe, et de l'Europe avec la France.
L'E. : Donneriez-vous un coup de pouce au Smic le 1er juillet?
F. B. : Je suis favorable à une évolution régulière du Smic, sans à-coups, qui suivra l'évolution de la productivité du travail. Mais je ne veux pas «smicardiser» la société française.
L'E. : Vous dites réfléchir à la création d'une TVA sociale. Etes-vous favorable à son expérimentation?
F. B. : Je ne sais pas ce qu'en la matière l'idée d'expérimentation signifie. L'idée de la TVA sociale est de compenser une baisse des charges pesant sur les salaires par une augmentation du taux de la TVA, notamment pour que les objets manufacturés en France coûtent moins cher que ceux qui sont fabriqués à l'étranger. Expérimenter reviendrait à créer un nouveau taux de TVA, disons de 25%, par exemple pour l'industrie du meuble. Or la réglementation européenne ne permet pas de créer un taux pour un secteur particulier. En revanche, donner aux entreprises la possibilité de créer deux emplois sans avoir à payer de cotisations pendant cinq ans, comme je le propose, est une manière d'expérimenter, sur la France entière, la baisse du coût du travail. Au bout de deux ans, la mesure sera évaluée et l'on verra si l'allègement des charges sociales crée de l'emploi.
L'E. : L'Europe est absente de cette campagne. Vous-même ne l'évoquez qu'à la page 18 de votre programme, qui en compte 20. Quelle sera votre priorité en la matière?
F. B. : Je commencerai, dès le mois de mai, une tournée européenne pour une série de rencontres - ce seront mes premiers voyages à l'étranger: la commission de Bruxelles, la chancelière allemande, Angela Merkel, le chef du gouvernement italien, Romano Prodi, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, le Premier ministre belge, Guy Verhofstadt. J'entretiens avec eux une longue familiarité, nous aurons à prendre la décision d'écrire un nouveau Traité européen qui soit lisible, court, compréhensible.
L'E. : L'Europe est une urgence, et je le dis d'autant plus que je ne court-circuiterai pas sur ce sujet essentiel les citoyens français. En quoi changeriez-vous la diplomatie à la française, en quoi la prolongeriez-vous?
F. B. : Dans ses grandes lignes, la diplomatie française est juste: la France refusant toute situation d'allégeance, se battant pour un monde multipolaire, à égalité de droits et de devoirs pour les grands piliers qui le constituent, la France défendant une idée de la planète dans laquelle les grandes régions du monde s'organisent en unions à vocation politique. Celles-ci n'effacent pas les nations, mais leur permettent de faire entendre leur voix - par exemple, celle de la France plaidant pour qu'il y ait un garant européen au Moyen-Orient. Les Etats-Unis ne peuvent plus jouer ce rôle à eux seuls. Et l'Europe est le précurseur de ces grands piliers.
L'E. : Quelle est l'erreur de votre campagne que vous voudriez corriger avant qu'il ne soit trop tard?
F. B. : La dynamique de cette campagne est formidable. Le changement dont beaucoup de Français rêvaient sans y croire est maintenant à portée de main. Je donnerai toutes mes forces, et mon équipe aussi, dans les quatre semaines qui viennent, comme jamais auparavant, pour que ce souffle nouveau l'emporte, et renverse les citadelles du passé.
L'ExpressPublié par soutienbayrou à 13:30:30 dans Articles de presse | Commentaires (1) | Permaliens
Par Spartacus, pseudonyme collectif de personnalités socialistes, dont certaines exercent dans la haute fonction publique.
Publié par soutienbayrou à 13:25:43 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
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