par Jean-Henri Roger et Pascal Thomas
L'élection présidentielle cultive un paradoxe, qui ne clarifie pas le débat démocratique. D'une part, nous sommes censés voter au premier tour pour un candidat qui correspond à nos idées, de l'autre nous savons tous que l'accès au second tour - donc à l'exercice du pouvoir - est le seul véritable enjeu de cette élection. Cette logique de l'élection présidentielle au suffrage universel pousse à la bipolarisation, au bipartisme. A nous de savoir si nous sommes prêts à accepter ce que l'on voudrait nous faire passer pour un état de fait.
Le bipartisme "à la française" a pour but de garantir une alternance entre l'UMP et le PS, évacuant la nécessité des alliances. Depuis vingt ans, l'exercice du pouvoir est verrouillé. Cette situation ne peut qu'affaiblir la démocratie, détourner les citoyens de la vie politique, ou les pousser dans des votes de pur refus du système. Pour lutter efficacement contre cette logique, il faut une recomposition des forces politiques.
Pour lutter contre cette mainmise sur la représentation démocratique, les propositions de François Bayrou offrent la possibilité d'une démocratie sortant de la logique du bipartisme. Deux mesures essentielles : l'établissement d'un système où 50 % des sièges à l'Assemblée nationale seront désignés à la proportionnelle ; la nomination des membres des organismes de contrôle et de régulation (du Conseil constitutionnel au CSA) par la représentation nationale à la majorité des deux tiers. Deux raisons de voter et un espoir. Espoir de changer le rapport des partis politiques à la société.
Nos combats de ces dernières années, souvent menés avec des militants plus proches des Verts, du PCF, des altermondialistes, voire de la LCR, que de l'UDF, ne nous empêchent pas de voter Bayrou. Sommes-nous touchés par la grâce démocrate-chrétienne ? Les joies du centre nous semblent-elles beaucoup plus réelles que la fierté d'être minoritaires ? Evidemment pas. Nous savons que la société avance et résiste grâce aux mouvements sociaux, mais nous ne sommes pas dans un déni du rôle des partis politiques, et nous savons qu'à un moment, sans relais politique, ces luttes ne peuvent aboutir. Et la confiscation de la représentation politique par les deux partis dominants rend difficile, voire impossible, ce relais.
Pour que l'échange entre la société civile, les mouvements sociaux et les partis politiques fonctionne, il faut une recomposition des forces politiques en France. Certes, nous n'élirons pas un nouveau peuple, mais il faut se donner les moyens pour que la vie politique puisse refléter les préoccupations et les luttes de la société. Si Bayrou est au second tour, la recomposition politique prendra un coup d'accélérateur.
Tandis que Sarkozy prépare un grand parti de droite débarrassé de l'héritage gaulliste, récupérant dans son giron une partie du Front national ; un centre, humaniste et républicain, qui ira politiquement de Borloo à Strauss-Kahn (il ne s'agit pas forcément des hommes), est nécessaire. Un centre qui alliera la tradition radicale, démocrate-chrétienne et sociale-démocrate.
Et, enfin, il y aura l'espace politique pour une gauche qui, à l'exemple du rôle que jouent les verts en Allemagne ou la refondation communiste en Italie, pourra, sur des enjeux programmatiques, participer au gouvernement et sera un lien possible entre les mouvements sociaux et la réalité du pouvoir.
Il s'agit d'un espoir raisonné, d'une possibilité qu'il faut saisir. Courage, votons Bayrou pour un jour pouvoir voter à gauche et que cela ait un sens.
Publié par soutienbayrou à 16:17:34 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Bayrou à Bercy
Le 18 Avril 2007
à 19h
Venez Nombreux!
Publié par soutienbayrou à 14:59:58 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Marielle de Sarnez a participé à un chat
organisé par le magazine Le Point. La directrice de campagne de
François Bayrou explique que son candidat "est le premier homme
politique de poids dans notre pays à proposer de rassembler et d'en
finir avec l'affrontement d'une moitié de la France contre une autre".
Elle ajoute : "François Bayrou est le seul candidat qui peut voir les
idées d'un projet humaniste et rassembleur l'emporter sur le projet
défendu par Nicolas Sarkozy qui est un projet ultralibéral, qui
privilégie une France à deux vitesses...".
Question de Cellier-Bibi : Alliance ou pas alliance avec le PS ? Et si oui
jusqu'où ? Il y a beaucoup trop d'annonces contradictoires. Pour les électeurs, il est
important de savoir pour qui on vote.
Marielle de Sarnez : Aucune alliance avec le PS qui n'en veut pas, ça tombe bien, ce n'est
pas une question d'appareil ou de parti politique, la seule question qui est devant nous, c'est la
suivante : est-ce que nous voulons continuer droite contre gauche, une partie de la France contre
une autre, alors que jamais les enjeux ont été aussi importants ou bien est-ce que nous voulons
rassembler des femmes et des hommes de sensibilités différentes, les uns venant de droite, les
autres de gauche - la gauche ouverte, réformatrice - et enfin venant du centre pour travailler tous
ensemble à reconstruire notre pays.
Question de fages olivier : Chère Madame, ne craignez-vous pas un ''châtiment'' des
électeurs de droite à l'égard de l'UDF lors des législatives après le ''retournement de veste'' de
François Bayrou durant cette présidentielle ? Bien cordialement
Marielle de Sarnez : Cher Ami, François Bayrou est un homme qui est au centre, l'UDF est au
centre et ce qu'il propose est un chemin nouveau, un chemin qui réconcilie et un chemin qui
permettra de sortir la France des difficultés dans lesquelles elle se trouve, en effet depuis
vingt-six ans le PS et l'UMP se sont succédés à chaque élection et aucun des grands problèmes de
notre pays n'a trouvé sa réponse : ni la question de la dette et du déficit, ni la question de
nos retraites, ni la question de l'emploi, ni la question du climat, ni la question de l'Europe
n'ont trouvé de vraies réponses. Ce qu'il faut donc, c'est changer la méthode politique.
Question de gauche, droite : Bonjour vous avez toujours été élue par des voix de
droite dans vos fonctions politiques. Et aujourd'hui êtes vous prête à l'oublier et à voter à
gauche si Bayrou est out au premier tour?
Marielle de Sarnez : Je voterai François Bayrou au premier et François Bayrou au deuxième
tour. Les électeurs choisissent en fonction d'un certain nombre de critères mais ils
n'appartiennent à personne, ils sont absolument libres. Je connais beaucoup de personnes qui sont à
droite et défendent des valeurs de droite depuis toujours et qui sont terriblement inquiètes par le
candidat de l'UMP, qui ne se retrouvent pas dans le candidat de l'UMP et ces personnes sont plus
rassurées par l'attitude apaisée et apaisante de François Bayrou.
Question de pierre leure : Il me semble que M. Bayrou ait été élu député en 2002
notamment en raison du fait que l'UMP n'a pas présenté de candidat contre lui. C'est le cas
également des autres députés UDF. S'engagent-il clairement aujourd'hui à ne pas réitérer ce
scénario aux prochaines législatives ?
Marielle de Sarnez : Cher ami ceci est faux, les quelques députés UDF, élus en 2002, l'ont
été malgré les candidatures de l'UMP dans leur propre circonscription mais ce n'est pas le plus
important. Le plus important dans l'élection présidentielle qui vient c'est la question de l'avenir
que nous allons construire pour notre pays. Moi j'ai envie que demain l'ascenseur social marche à
nouveau ; j'ai envie que demain on crée de l'emploi plutôt que d'en détruire ; j'ai
envie que demain il soit plus intéressant de travailler que de rester au minima sociaux ; j'ai
envie que demain les créateurs - notamment les chercheurs - aient envie de revenir dans leur pays,
j'ai envie que demain la question des quartiers difficiles - il y en a 800 en France dans lesquels
la police ne rentre plus - j'ai envie que cette question trouve aussi des réponses, voilà les
enjeux.
Question de Leblanc : Pourquoi ne pas dire plus clairement que la reconstruction de la
France politique passe par un éclatement du PS et la création - au détriment de l'actuel PS
embourbé dans ses contradictions - d'un parti social démocrate ? L'enjeu de cette élection n'est
que cela : détruire le PS de Mitterrand et construire un avenir en excluant les néo-communistes du
PS !
Marielle de Sarnez : C'est exactement ce que François Bayrou pense, il faut que le PS fasse
enfin son aggiornamento, ce qu'il n'a pas fait depuis Mitterrand. Et le seul qui puisse le faire
bouger, l'aider et le pousser à construire un véritable mouvement social-démocrate à l'image de ce
qui se passe dans l'ensemble des pays européens, c'est François Bayrou. Si Ségolène Royal est élue
ou si Nicolas Sarkozy est élu, la gauche française restera dans ses archaïsmes.
Question de Sara : Je me considère comme une personne de gauche. Mais je ne peux me
résoudre à voter pour Ségolène Royal. J'aimerais voter Voynet mais c'est inutile. Pour moi, le vote
utile, c'est Bayrou. Mais pouvez vous me promettre que vous ne gouvernerez pas avec Nicolas Sarkozy
?
Marielle de Sarnez : Merci Sara de votre confiance. Je pense que François Bayrou est le seul
candidat qui peut voir les idées d'un projet humaniste et rassembleur l'emporter sur le projet
défendu par Nicolas Sarkozy qui est un projet ultralibéral, qui privilégie une France à deux
vitesses et dans lequel de nombreuses personnes modérées ne se retrouvent pas.
Question de doublure : La proposition par Rocard d'un rapprochement entre l'UDF et le
PS, avait-elle été préparée entre l'ex-Premier ministre socialiste et vous?
Marielle de Sarnez : Non en aucun cas.
Question de François : Pourquoi l'UDF n'a pas encore désigné des candidats pour les
législatives à Paris. Quelle stratégie derrière cette absence ?
Marielle de Sarnez : Nous sommes dans l'élection présidentielle, c'est elle qui fondera la
majorité future. Si François Bayrou est élu, il soutiendra dans les circonscriptions de France les
candidats et candidates qui se reconnaîtront dans le projet présidentiel et dans les objectifs à
atteindre dans les cinq années de gouvernement. On va enfin pouvoir travailler sérieusement sur le
fond, à savoir quels sont les objectifs que nous voulons vraiment atteindre, c'est ça le plus
important et c'est comme ça que ça se passe partout ailleurs.
Question de Micheline : Je vous écris de Londres. Faire du Blair, dix ans après
l'arrivé de ce dernier au pouvoir en Angleterre, me laisse sceptique sur la classe politique
française.
Marielle de Sarnez : Je ne sais pas, je ne vois pas à quoi vous faites référence pour Blair,
si vous pouviez préciser ce serait bien.
Question de Rameau : Avez-vous des retours de politiques des autres pays européens sur
le positionnement ni gauche, ni droite de Bayrou ?
Marielle de Sarnez : Bayrou n'a pas un positionnement ni gauche ni droite, il veut faire au
contraire travailler ensemble la droite républicaine et la gauche réformatrice. Tous les leaders
des pays européens regardent ce qui est en train de se passer avec un grand intérêt. Vous savez
sans doute que dans la plupart des pays européens qui nous entourent le bloc contre bloc n'existe
pas, ce sont au contraire des coalitions qui gouvernent ces pays : coalitions générales dans
lesquelles on retrouve les partis du centre, les sociaux-démocrates et des républicains de
droite.
Question de marine : Que pensez-vous de la campagne de Ségolène Royal ?
Marielle de sarnez : Je la trouve étrange. Je sens qu'elle a hésité jusqu'au bout entre une
campagne très personnelle et quelquefois prenant un certain nombre d'idées qui ne recueillaient pas
consensus, et un appareil du PS omniprésent qui veut que surtout rien ne change jamais et que le PS
reste comme il est, figé dans ses certitudes depuis maintenant plus de vingt cinq ans.
Question de lele : Vous êtes l'élue parisienne de l'UDF et on dit que vous serez
peut-être candidate à la mairie de Paris. Que pensez-vous de cette idée des Français que Bayrou est
le candidat de la province ?
Marielle de sarnez : Il habite en province, c'est pour cela sans doute qu'on lui prête cette
caractéristique mais je crois que c'est quelqu'un qui aime Paris et qui connaît bien cette ville.
Quant à moi je serai candidate à l'élection municipale prochaine pour porter là aussi un projet de
modernisation de notre vie politique parisienne.
Question de sophia : Parlez-nous du Bayrou que nous ne connaissons pas. Qu'est-ce
qu'il aime faire en dehors des activités politiques et de ses chevaux ?
Marielle de Sarnez : C'est un homme qui a deux caractéristiques : c'est un homme de la
terre, qui l'aime, s'en occupe quand il est chez lui, qui aime ses montagnes des Pyrénées, il aime
s'y promener et c'est aussi un homme de grande culture qui lit beaucoup, les grands auteurs et
écrivains français, la poésie. Il tient les deux bouts de la chaîne : les pieds sur la terre
et la tête dans une grande partie de la culture française et de l'Histoire de France qu'il aime
beaucoup.
Question de Glamour : Pourquoi Madame Bayrou est si absente, alors que Giscard en son
temps toutes ses femmes (épouse et filles), étaient sur les affiches électorales ?
Marielle de Sarnez : Elle n'est pas absente, peut-être que vous ne l'avez pas assez
vue : elle a fait quelques reportages à la télé et dans des magazines. Et en même temps elle
accompagne son mari, soutient sa démarche mais elle n'a pas ce souci de se mettre médiatiquement en
avant tout en étant très présente à ses côtés.
Question de maxime : François Bayrou a dans le passé été soupçonné d'entretenir des
liens avec l'Opus Dei. Quand est-il exactement aujourd'hui ?
Marielle de Sarnez : Tout ça est faux, et ces espèces d'échos et de rumeurs qui vont et
viennent dans cette campagne, tout ça n'est pas à l'honneur de la politique.
Question de gilles : Vous êtes député de l'Europe et je suis surpris que ce thème n'a
pas été au coeur de la campagne. On n'a même pas fêté les 50 ans du Traité de Rome en France. Votre
avis ?
Marielle de Sarnez : C'est vrai que l'Europe, on n'en parle pas assez en France. Mais vous
savez l'attachement que François Bayrou à la question européenne, moi je pense de toutes mes forces
qu'il faut que le prochain Président de la République française soit un grand européen convaincu et
de ce point de vue là le seul qui porte vraiment cette conviction c'est François Bayrou.
Question de seb : Bayrou ne s'est pas exprimé sur le terrorisme et Al-Qaïda. Quelle
est la position de l'UDF sur ce sujet ?
Marielle de Sarnez : Si, il s'est exprimé sur le terrorisme pour dire d'abord notre
solidarité vis à vis des victimes, de leur famille et aussi surtout pour dire combien dans ce
combat contre le terrorisme, nous serons engagés avec une vigilance de chaque instant et une
coordination importante et forte entre les grandes démocraties. C'est un fléau terrible, et plus le
peuple français sera rassemblé et uni mieux il sera à même de lutter contre ce fléau.
Question de Laura : Pourquoi cette volonté farouche de François Bayrou de se présenter
comme un homme nouveau ? Il a sans doute oublié qu'il avait été Ministre de l'Education...
Marielle de Sarnez : Oui et alors? Il a été effectivement ministre, heureusement qu'il a de
l'expérience, c'est plutôt une bonne chose. Mais sa démarche vous le voyez est absolument nouvelle
et novatrice, il est le premier homme politique de poids dans notre pays à proposer de rassembler
et d'en finir avec l'affrontement d'une moitié de la France contre une autre et ça c'est absolument
nouveau.
Question de Colombe : Pouvez-vous nous dire votre programme en matière
d'environnement ? C'est un sujet vraiment important.
Marielle de Sarnez : C'est très important pour François Bayrou et c'est la raison pour
laquelle il a signé le pacte écologique de Nicolas Hulot. Nous nommerons un numéro deux du
gouvernement chargé du développement durable ; nous transformerons et diversifierons nos
sources d'énergie ; nous nous sommes fixés l'objectif très ambitieux d'une réduction de 15 %
des gaz à effet de serre d'ici à 5 ans ; nous travaillerons sur l'isolation des
logements ; nous donnerons la priorité au ferroutage et au transport fluvial et nous pensons
que nous devons inventer un modèle de développement plus solidaire et plus économe. Dernier point :
nous ferons tout pour que cette politique soit mise en oeuvre pas seulement en France mais en
Europe et pas seulement en Europe mais sur l'ensemble de la planète.
Question de dr pj : Merci de nous éclairer sur la position de François Bayrou
concernant les choix en matière de Santé en France : déficit chronique des comptes de la Sécu, part
de remboursement Sécu-Mutuelles, harmonisation des prises en charge de l'hospitalisation dans le
Privé et le Public, évolution des honoraires médicaux et particulièrement du droit au dépassement
d'honoraires des spécialistes, baisse du nombre de médecins en formation dans certaines spécialités
et notamment en chirurgie...
Marielle de Sarnez : Ce que nous voulons c'est rapprocher le plus possible du terrain notre
système de santé : nous voulons responsabiliser et associer tous les responsables aux
décisions et à la gestion de notre système de santé. Nous voulons aussi, ce qui n'est pas fait en
France, avoir une véritable politique intégrée de prévention, d'éducation et de dépistage à l'égal
des autres démocratie du monde : je pense au Canada qui est en avance sur ces questions. Et
nous devrons travailler à trouver de nouvelles sources de financement pour notre protection
sociale : nous avons plusieurs pistes dont celle de la TVA sociale.
Question de A. Ludo : Bonjour, ancien jeune RPR (j'ai 25 ans) et donc UMP que j'ai
quittée n'étant pas en osmose avec toutes les idées. Aujourd'hui je me sens proche de M. François
Bayrou pour qui je voterai, mais ma seule inquiétude, c'est : aura-t-il si il est élu,
une majorité lors des législatives et sinon une cohabitation est-elle possible? Je ne pense pas et
vous ? En tout cas bonne chance à toute votre équipe.
Marielle de Sarnez : Si les Français élisent François Bayrou, ils lui donneront les moyens
de sa politique et donc une nouvelle majorité. Il n'y a aucun exemple d'un Président élu et
d'élections législatives succédant à une élection présidentielle, qui n'ait pas amplifié la
dynamique de succès de l'élection présidentielle. Et donc il n'y a aucun doute là-dessus si
François Bayrou est élu, il disposera d'une majorité parlementaire qu'il ne souhaite pas
monolithique mais ouverte et donc représentant une partie importante des Français et des Françaises
pour nous permettre de conduire les réformes dont nous avons besoin.
Question de deodat : Savez-vous que des électeurs pro-Sarkozy vont voter Royal au
premier tour pour qu'elle arrive deuxième afin d'éviter le pire pour eux : Bayrou au second
tour ?
Marielle de Sarnez : Oui, je le sais, c'est le mot d'ordre que donne l'UMP à ses militants.
C'est exactement le contraire de ce qu'on peut attendre de la politique. Pour moi, il doit y avoir
de la morale en politique et même de l'éthique : pour moi, jamais la fin ne justifiera les
moyens. Mais ceci n'est visiblement pas partagé par nos concurrents de l'UMP.
Publié par soutienbayrou à 14:43:42 dans Témoignages | Commentaires (0) | Permaliens
François Bayrou à Lyon : " J'innove !"
François Bayrou 2007
Devant Près de 10 000 personnes au Palais des Sports de Lyon, François Bayrou a redit l'espoir qu'il portait pour les Français. Il s'est également voulu visionnaire : "Quand on veut changer les choses, il faut innover : j'innove ! " annonce-t-il. " Le 22 avril, il y a aura une confrontation entre deux thèses : ceux qui veulent que rien ne change et ceux qui pensent que le temps est venu, après la chute du mur de Berlin, de faire travailler ensemble des gens de gauche et de droite républicaine. " François Bayrou a également dévoilé son intention de créer un parti démocrate après la présidentielle, qualifiant un tel courant de "chaînon manquant" de la politique en France et même en Europe.
Publié par soutienbayrou à 10:10:36 dans En Mouvement | Commentaires (0) | Permaliens
François Bayrou était l'invité de "Question
ouverte" sur France 2. Le candidat à la présidentielle s'est présenté
comme le seul candidat porteur d'un nouvel espoir pour les Français qui
veulent sortir d'une société de l'affrontement et de l'exclusion pour
se diriger vers une société de la création et du vivre ensemble.
A la question est-ce que vous allez être présent au second tour, François Bayrou a répondu,
"plus que jamais".
"Les Français vont devoir répondre à la question est-ce qu'on continue comme on a fait depuis
vingt-cinq ans", avec la domination d'un camp contre l'autre, ou
"est-ce qu'on décide de donner au pays une majorité nouvelle" a-t-il déclaré.
Le candidat à la présidentielle a rappelé que les Français pouvaient observer que des
personnalités de grande influence de droite et gauche disent dès aujourd'hui qu'il faut s'associer
pour réformer le pays.
Contrairement à ce que propose les deux principaux candidats se trouvant face à lui
: une majorité de droite, face à une majorité de gauche, François Bayrou propose
"une majorité nouvelle capable de faire travailler ensemble des gens qui viennent de la gauche,
des gens qui viennent de la droite, des gens qui viennent du centre et des écologistes". Il a
ajouté
"qu'aujourd'hui, ces personnalités sont là, elles sont disponibles". Cela montre à tous
que ce qui semblait, hier, utopique est bien réellement possible d'après le candidat à la
présidentielle, même si
"ceci est une révolution pour beaucoup de Français".
François Bayrou s'est montré décidé a redresser le pays en rassemblant. Les problèmes que
vivent les Français dans leurs foyers, les problèmes de chômage, de pouvoir d'achat, d'éducation et
d'exclusion ne pourront être réglés si l'on se concentre sur la guerre d'un camp contre un autre
qui détruit plus que ne construit et réforme le pays.
Un souffle nouveau apparaît et les Français pourront regarder
"comme un grand peuple les questions qui se posent à nous, et de dire en particulier aux plus
jeunes, on va s'occuper de vous plutôt que de la guerre entre partis".
Répondant à la question de la position de l'électorat de gauche traditionnelle, François
Bayrou a énoncé qu'il incarnait celui qui avait le plus de chances de s'opposer à un projet qu'il
qualifie de
"violent", et que nombre de personnes à droite réprouvent également. C'est en additionnant
les compétences et en transcendant les frontières traditionnelles que le candidat à la
présidentielle explique qu'il pourra porter ce projet. L'heure n'est plus à la concentration des
pouvoirs. Il a précisé que toute les enquêtes d'opinion sans exception, publiées et non publiées,
confirment que le candidat à la présidentielle représente les meilleures chances de victoire face
au candidat UMP.
S'il s'attaque au projet de société de Nicolas Sarkozy, c'est que son projet ne ressemble pas
à un projet de société républicain a-t-il expliqué. D'après François Bayrou, il s'agit d'un schéma
de société
"où le pouvoir est en épreuve de force avec une grande partie de la société".
"C'est très bien de réduire les électeurs de Jean-Marie Le Pen si on réduit en même temps les
idées de Jean-Marie Le Pen, mais ce n'est pas en multipliant les idées de l'extrême droite"
pour François Bayrou que l'on va y arriver. C'est sur le terrain républicain qu'il faut travailler.
Pour le candidat à la présidentielle les thèmes et les idées
"jamais abordés auparavant dans une campagne présidentielle" sont une alerte pour la
suite. D'après lui, tout ne s'arrête pas au 6 mai 2007. Tout commence à partir de là au contraire.
Il va falloir faire vivre les Français ensemble.
"Et si vous les avez dressé les uns contre les autres pendant la campagne électorale, ces
Français-là, vous ne pourrez plus les rapprocher, les raccommoder, cicatriser les blessures que
vous aurez créées" a-t-il expliqué.
S'il est élu le 6 mai prochain, François Bayrou propose
"un contrat de législature".
Il s'agira d'un projet d'avant-garde dans lequel la société accepte la compétition, mais une
compétition régulée, en partie à l'échelle européenne. Pour s'y préparer l'accent sera mis sur
l'Education et la Recherche comme l'explique le candidat béarnais.
"Si nous avons les jeunes les mieux formés de la planète nous gagnerons les défis de la
compétition". Pour lui, son deuxième chapitre du consensus, sera la création d'entreprises, la
création d'activités, de produits, de processus nouveaux.
"Il faut que la France soit une société de création" a-t-il déclaré. Enfin, pour soutenir
tout cela, la société devra être une société de solidarité, qui ne soutiendra pas uniquement ceux
qui réussissent, mais aussi une société qui lutte contre l'exclusion.
François Bayrou a conclu sur l'exemple de l'Allemagne qui a réussi et qui a montré que le
gouvernement d'union nationale était possible alors même que les appareils politiques le
refusaient.
"Les résultats sont formidables. Il y a un an et demi, ils étaient au fond du trou (il y a eu
dissolution de l'Assemblée). Aujourd'hui, l'Allemagne explose tous les records en Europe, en
matière de croissance, d'emploi, d'exportation, d'industrie. J'aimerais qu'on puisse dire cela de
la France dans 18 mois ou même 3 ans" a-t-il déclaré avec enthousiasme.
Publié par soutienbayrou à 09:37:30 dans En Mouvement | Commentaires (0) | Permaliens
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Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.(article 2 de la Décalaration des droits de lhomme et du citoyen )
Article XXXV - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793)
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