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"Voici la France dont je rêve !" | 25 mars 2007

Accueilli avec chaleur à sa descente d'avion, François Bayrou a fait part de son émotion en arrivant sur l'ïle de la Réunion, creuset de cultures et d'origines différentes. C'est ainsi que devant le mélange réussi, il a déclaré qu'il souhaitait reproduire cet exemple partout en France. Il a visité le quartier des Camélias, en proie à de lourdes difficultés. Serré de nombreuses mains sur son marché. Il a rappelé que mettre en avant le thème de l'immigration pouvait s'avérer dangereux. Et que l'Outre-Mer constituait un tête de pont de la France sur trois continents, une "chance pour le pays".

François Bayrou a affirmé vendredi à Saint-Denis de la Réunion que l'outre-mer était une chance pour la France et a dit vouloir empêcher que la campagne électorale ne dérape sur le thème de l'immigration."Ce n'est pas rien pour un pays d'être présent sur les trois océans, l'outre-mer est une chance pour la France", a lancé François Bayrou au terme de sa première journée de visite dans l'île."Il faut empêcher que cette campagne ne dérape sur les thèmes de l'immigration et de la nation", a-t-il également estimé, expliquant que ces thèmes "poussent les gens les uns contre les autres.""C'est plus facile de gagner des voix, ce n'est pas un hasard si on les voit revenir à chaque élection", a ajouté le candidat à l'élection présidentielle.
Dans la matinée, François Bayrou avait entamé sa visite par une rencontre avec la population du quartier populaire des Camélias, à Saint-Denis, où il a eu l'occasion de rappeler l'un de ses engagements chiffrés de la campagne: "relever le minimum vieillesse jusqu'à 90% du SMIC en cinq ans." Dans l'après-midi, il a visité une entreprise laitière et dialogué avec des éleveurs inquiets de l'évolution des normes européennes. La communauté ne doit pas imposer "les mêmes normes à un pays tropical et à l'Europe du nord", les a-t-il rassurés. François Bayrou "est le seul candidat à ne pas faire de promesses inconsidérées", a souligné la sénatrice Anne-Marie Payet, en ouverture d'un meeting organisé dans la soirée à Saint-Denis devant 2000 sympathisants.
Le programme qu'il a décliné pour l'outre-mer repose, dans le domaine économique, sur la création d'"une zone franche pour les secteurs soumis à une forte concurrence". François Bayrou souhaite également "réorienter la défiscalisation vers le logement social", idée qui fait actuellement l'objet d'une expérimentation menée par des bailleurs sociaux réunionnais. "Je reviens à la Réunion pour la troisième fois en un an, ce ne sont pas des électeurs que je vois en face de moi, mais des concitoyens", a-t-il expliqué. "L'Etat a perpétuellement recherché des réserves de voix dans l'outre-mer, en accordant des avantages à des clans. Je crois que les électeurs sont aujourd'hui adultes."
"Petit à petit, on va y arriver", a terminé François Bayrou, en créole (« ti lamp, ti lamp, nou va arivé »). Quelques instants plus tôt, il s'était vu offrir une petite tortue appartenant à une espèce protégée, qui ne peut sortir du territoire réunionnais. Il a assuré qu'il prendrait de ses nouvelles en revenant "comme président de la République." Aujourd'hui, François Bayrou se rend à Mayotte, collectivité française de l'archipel des Comores exposée à un flux important d'immigration clandestine. François Bayrou repassera par la Réunion en fin de journée avant de décoller pour Paris.

Publié par soutienbayrou à 12:12:29 dans Articles de presse | Commentaires (0) |

Pourquoi Bayrou de toutes nos forces ? (Source Temoignage.re) | 23 mars 2007

 
Publié dans l'édition du vendredi 23 mars 2007 (page 11) DI SAK NA POU DI

Des bonnes volontés, il y en a à Droite comme à Gauche, pourquoi ne pas les utiliser ? En 2002, lors du 1er tour des présidentielles, les Français ont clairement exprimé, qu’ils se désintéressaient de la Politique, sur la manière dont les différents partis orchestraient l’offre des débats d’idées sur leur Avenir. Ils ont ensuite réagi au 2ème tour.

De même en 2004, lors du vote référendaire pour la constitution européenne, ils ont, de nouveau exprimé leur souhait voir de s’installer un rapport différent entre les citoyens et les représentants élus par le peuple, pour conduire la destiné de la France dans l’Europe.

Pour moi, cette question reste une question cruciale dans le débat du choix des candidats à cette présidentielle, et c’est en tant que citoyen, mais également en tant qu’élu opposant municipal, que je vous livre ma réflexion sur le choix que vous allez être amené à faire le 22 avril prochain.

Mais d’abord, j’insiste sur mon statut particulier, parce que nous, élus opposants, nous sommes les derniers interpellés par nos administrés en difficultés extrêmes, dans le désespoir total, à un point tel qu’ils nous livrent sans tabou et sans retenue, leur vérité sur la considération que leur portent les politiques.

Mon choix pour François Bayrou, se fonde à partir de 3 idées force :

1- Relier le citoyen à l’action politique (au sens de la vie de la cité). En effet, l’offre portée par François Bayrou, nous donne une chance historique de relier l’action politique à l’action citoyenne. Pour la 1ère fois, s’offre à nous, la proposition de former un gouvernement d’union nationale, constitué par des sensibilités politiques, écologiques et sociales les plus représentatives de notre Nation.

2- Respect fidèle de l’héritage. Le Général de Gaulle nous a légué l’élection du Président de la République Française au suffrage universel qui pose un principe incontournable de la rencontre d’un homme avec son peuple. Cela va au-delà des enjeux des partis politiques, c’est le sens le plus subtil de notre démocratie. Le résultat du référendum portant sur la Constitution européenne, nous a montré que les citoyens s’étaient réappropriés d’une prérogative qu’on cherchait à leur dérober, et qui était devenue nolens volens, la propriété exclusive des partis politiques les plus puissants, jusqu’à même avoir pour cette élection, l’irrévérence de proposer au peuple des candidats, choisis d’abord par eux-mêmes. François Bayrou est parti de très loin à 5% d’intention de vote en décembre 2006, parfois même contre l’avis de certaines personnalités de sa famille politique, mais à la recherche de la seule vérité qui vaille en démocratie : l’écoute, la compréhension et la rencontre du peuple français. J’étais moi-même présent, lors de sa venue à La Réunion en décembre 2006 pour l’accueillir, nous étions à peine plus de 10 personnes.

3- Sortir du clivage traditionnel. Nous avons une chance historique de sortir du clivage traditionnel où ce que fait la majorité en place, l’autre attend de le défaire, ce qui est contre productif pour notre Nation. François Bayrou nous invite à procéder au passage de relais des commandes du paquebot France, avec des nouveaux visages politiques, avec des nouvelles personnalités, y compris de sensibilités politiques différentes, mais déterminées et prêtes à se mettre autour d’une table pour travailler sur les grands dossiers de fond tels que : Lutter contre le chômage et l’exclusion.

Proposer des solutions équitables pour les régimes de retraite. Relancer l’Europe, en négociation avec nos partenaires. Réduire la dette publique, sans compromettre l’avenir de nos enfants. Mettre en œuvre les moyens de développement durable et équitable pour tout ce qui touche notre quotidien....

Je ressens très sincèrement enfin, le début de la moralisation la vie politique, à travers ce qu’il porte comme choix et comme offre. Le changement doit d’abord s’opérer à ce niveau, c’est-à-dire l’ouverture afin de pouvoir élargir le débat avec les sensibilités représentatives de notre société. Il est temps, en responsabilité, de nous mettre en capacité de reconnaître les compétences des autres, et que nous ne nous opposions pas systématiquement et stérilement, sur le seul principe du camp différent...

Ce qui est vrai pour la France est encore plus concret ici à La Réunion où le Savoir Vivre Ensemble fait partie de nos réalités quotidiennes.

J’appelle solennellement toutes les Réunionnaises et Réunionnais à sortir les sortants, à en finir avec le système, à soutenir, voter et faire voter François Bayrou.

J-Yves Morel Conseiller municipal de La Possession Coordonnateur du comité de soutien Bayrou Ouest : 2ème circonscription

Publié par soutienbayrou à 11:26:00 dans Témoignages | Commentaires (0) |

Bayrou dévoile sa vision pour la Réunion (Source le Journal de l'Ile la Réunion) | 23 mars 2007

23 mars 2007

Continuité territoriale, logement, éducation, développement économique... Dans une interview par téléphone accordée, hier soir, au Journal de l’île, avant de prendre l’avion, le candidat centriste, qui arrive dans le département ce matin, précise quelques mesures de son projet pour la Réunion. Il insiste surtout sur le fait qu’il veut “être différent” de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal, “ça fait des années et des années que des candidats se promènent avec des promesses qui ne sont pas respectées. Avec moi, il y a une vraie chance d’obtenir un changement”.



Dans un sondage Ipsos-Journal de l’île, paru samedi dernier, vous arrivez troisième, mais très loin derrière Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, alors qu’en métropole vous êtes à 20% et plus. Comment expliquez-vous ce décalage entre l’hexagone et la Réunion ?

Parce qu’on est encore à un mois de l’élection et que les mouvements d’opinion se font assez tard. Vous vous souviendrez que c’est 5 fois plus que ce que j’avais fait à la Réunion en 2002. Je sais que les Réunionnais reconnaîtront celui qui, au fond, est le plus proche d’eux.

Ça ne suffit pas pour gagner une élection. Pourriez-vous être un peu plus concret ? En décembre dernier lorsque vous étiez dans l’île, vous aviez promis aux Réunionnais de revenir pendant la campagne avec un programme spécifique pour la Réunion. Est-il prêt ?

Oui bien sûr ! J’ai promis de revenir parce que je sais qu’il est nécessaire pour les Réunionnais comme pour tous les autres Français d’Outre-mer de sentir un lien de proximité et de compréhension avec leurs élus et notamment avec le Président de la République. Je suis venu très souvent à la Réunion et les Réunionnais savent que ce n’est pas en tant qu’électeur que je les regarde. Je les regarde en tant que citoyens français, je ne viens pas seulement dans les circonstances électorales. Je viens tout au long des années parce que j’aime l’île et son mode de vie, parce que j’aime ses valeurs au fond. Ce n’est pas pour faire semblant que je viens à la rencontre des Réunionnais. Je ne considère pas la Réunion comme une réserve de voix électorale.
Tout cela ne nous dit toujours rien sur votre programme. Quelles en sont les mesures phares ?
On va aller à l’essentiel. D’abord pour l’ensemble de l’Outre-mer, premièrement, je suis pour l’impartialité de l’Etat.
C’est-à-dire ?

C’est-à-dire que l’Etat ne soit pas engagé auprès d’un clan ou d’un autre. L’Etat doit être honnête, droit. Qu’il respecte l’Outre-mer sans favoriser tel ou tel...
C’est le cas actuellement, selon vous ?

Vous avez peut-être observé l’actualité de la Réunion. Moi, j’en sais rien. Deuxièmement, priorité à la continuité territoriale. Il faut mettre en place toutes les conditions pour que, entre la Réunion et la métropole, ce soit, en particulier pour les étudiants ou pour les déplacements familiaux, moins cher. Quand il s’agit d’aller faire du tourisme, c’est autre chose. Tous ceux qui, habitant à la Réunion ne peuvent pas voir leur famille, parce que ça coûte trop cher de leur rendre visite. Idem pour tous ceux, réunionnais, vivant en métropole. C’est un vrai problème. Par exemple, l’effort que l’Etat fait en Corse, il est nécessaire d’y penser pour la Réunion. Et puis peut-être l’organisation des créneaux, le fait que l’on puisse offrir d’autres possibilités de liaisons aériennes. Peut-être en pensant à la Réunion comme un “hub océan Indien”, c’est-à-dire comme une plaque tournante pour l’océan Indien.

Vous parlez de l’aérien, mais on est également loin de l’égalité tarifaire avec la métropole en matière notamment de télécommunications ?

En matière de télécommunications et plus précisément en matière d’accès à internet, on devrait avoir accès à des coûts moindres à ces moyens de communication. Je ferais tout pour que les coûts et la qualité soient comparables avec ce qui se fait en métropole.

Toujours dans le cadre de votre projet pour l’Outre-mer, qu’avez-vous prévu comme mesures phares dans le domaine économique. Nicolas Sarkozy propose par exemple de conserver la défiscalisation et d’instaurer une zone franche globale pour créer des emplois, qu’en pensez-vous ?

Je l’ai dit en décembre dernier dans votre journal, je suis pour une zone franche globale. Je suis pour une ZFG, qui permettra à la Réunion de saisir ses chances sans être défavorisée par le déséquilibre posé par une société qui est heureusement de haut niveau social avec les coûts que cela comporte.

La vie reste chère dans l’île et, dans le même temps, le pouvoir d’achat des Réunionnais dont 30% vivent de minima sociaux, n’augmente pas vraiment. Par quels mécanismes comptez-vous y remédier ?

Ah oui, je sais bien. Il y a une chose que je veux vous dire : j’ai placé toute ma campagne sous le signe de la responsabilité. Je n’ai fait aucune promesse que je ne tiendrai pas. Quiconque va vous faire des promesses, en réalité, vous ment. Comme vous le savez, l’Etat est ruiné. Il faut donc trouver des moyens pour que l’île se développe et ces moyens ne seront pas des chèques signés par l’Etat. Quiconque vous dit le contraire vous ment, et moi je ne mentirai pas aux Réunionnais. Donc, il faut améliorer le pouvoir d’achat avec des mesures générales. Moi par exemple, je suis pour inciter les entreprises à partager une part de leurs bénéfices à la fin de l’année avec leurs salariés. De même que je suis pour permettre à chaque entreprise de créér deux emplois nouveaux sans avoir à créér de charges, ce qui est un moyen de remonter les salaires. Et pour ceux qui ont le moins d’argent, je suis pour que le minimum vieillesse - la majorité des retraités de la Réunion - soit remonté en cinq ans à 90% du Smic.

Que préconisez-vous pour une relance de la politique du logement social à la Réunion : 26 000 demandes en attente contre 3 000 constructions seulement par an ?

Je suis pour que la défiscalisation soit orientée en direction du logement social. La dernière fois que j’étais venu, j’avais inauguré des maisons d’accession à la propriété. Je suis pour qu’on multiplie les formules de cet ordre. Le logement social est un des sujets le plus important pour la Réunion et, pour moi, il s’agit d’un sujet-phare du travail que nous avons à accomplir à la Réunion.
Autre sujet important, l’éducation. Que faire pour lutter contre le fort taux d’échec scolaire dont souffre notre département ?

Je pense que c’est une politique nationale qui doit soutenir l’éducation, garantir les moyens et se fixer un calendrier pour l’amélioration des résultats, notamment avec la présence d’adultes dans les établissements scolaires pour lutter contre un certain nombre de dérives. Mais vous savez, c’est dans les familles que se joue l’éducation très souvent. Tout se tient.

Il y a un problème plus concret, les syndicats revendiquent notamment un plan de rattrapage de postes car ici, contrairement à la métropole, on ne ferme pas les écoles dans les campagnes ?

Je ne vais pas multiplier les promesses. A la Réunion, ça fait des années et des années que des candidats se promènent avec des promesses. Ça fait des années et des années que ces promesses ne sont pas respectées. Moi je veux être différent. Je ne veux pas promettre à crédit des dépenses, des subventions et des aides qui ne seront pas respectées.
Certes, mais l’éducation comme dans d’autres domaines a besoin de mesures concrètes ?

Il faudra le faire dans un pays où on aura à peu près retrouvé l’équilibre des finances publiques. Je l’ai dit, pour moi, l’éducation sera la priorité des priorités. C’est le domaine que je favoriserai même s’il faudrait que je fasse des économies ailleurs.

En janvier dernier, la Région et le gouvernement de Villepin ont signé un protocole d’accord de plus de 2,3 milliards d’euros pour financer la route du littoral et le tram-train. Jean-Paul Virapoullé, sénateur UMP et président de la Relève parle “d’accord bidon”. Est-ce votre avis ?

Je pense que, comme toujours, le gouvernement a signé d’autant plus facilement qu’il était sûr que ce ne serait pas lui qui l’aurait à l’appliquer. Ça fait partie comme toujours des chèques en blanc. Mais moi je pense important le travail qui est à faire pour les liaisons à la Réunion.

Si vous êtes élu Président de la République, respecterez-vous cet engagement ? Oui, je respecterai l’engagement, mais je demande à en connaître le contenu exactement. Pour l’instant, n’étant pas Président, je ne le connais pas au mot près, mais bon, mon intention est de respecter tous les engagements de l’Etat.

Vous disiez vous-mêmes que l’Etat est ruiné. S’il n’a pas par exemple les moyens de sauver Airbus et 10 000 emplois où trouvera-il les moyens pour financer le tram-train ?

Cela n’a rien à voir. La situation d’Airbus est une situation choquante parce qu’elle provient du mélange de la politique et de l’industriel. Cela a fait que des décisions industrielles qui auraient dû être prises ne l’ont pas été pour des raisons politiques. Et c’est l’Etat qui a trinqué dans tout ça. Ce sont les Français qui trinquent. L’Etat a vu 600 millions d’euros disparaître en fumée, après avoir racheté des actions le jour de la veille même où elles allaient s’effondrer. Il faut donc remettre la France en ordre. On ne fera pas avancer la Réunion si la France n’est pas remise en ordre. Moi j’ai une vision pour tout le territoire national en même temps que pour l’Outre-mer.
Là, il faut se référer à votre programme national ?

Tout à fait, il est en vente dans toutes les bonnes librairies. Il s’appelle “Projets d’espoir”, il est disponible sur internet (www.bayrou.fr).
Avez-vous déjà reçu la plateforme de propositions de l’Alliance ?
Non.

J’ai regardé votre planning pour la Réunion, il n’y a pas d’arrêt prévu à la Région. Vous n’irez donc pas faire la bise à Paul Vergès ?

Je trouve qu’à la Réunion, il y a eu tellement de simagrées dans tous les sens, chacun faisant des grâces à tout le monde à l’encontre même des lignes politiques lisibles par les gens. Il y a une espèce de perpétuelle compromission. Je veux me tenir à l’écart de tout ça. Je respecte les hommes, mais je ne veux pas jouer à ce genre de jeu. Je ne veux pas aller faire ce que Sarkozy a fait pour le dire clairement. Pareil pour Ségolène Royal. Je n’en ai pas envie. Je veux être différent de ces gens.

En tirant à boulets rouges aussi bien sur la droite que sur la gauche, ne craignez-vous pas de semer le trouble dans l’esprit de l’opinion publique en paraissant comme le “candidat de la confusion” ?

Le trouble dans l’esprit de l’opinion publique, il est profond parce que ce sont les gens qui vivent les difficultés de la vie. Ils sont dans leur vie de tous les jours. Ils ont tellement de difficultés, ils voient que la France ne s’en sort pas et que depuis 25 ans l’UMP et le PS nous ont conduits dans l’état où nous en sommes. Il est temps de se réunir, arrêtons ces jeux. Je suis pour qu’on choisisse un peu d’espérance et pas seulement la désastreuse attitude qui est la leur depuis des années.
Ségolène Royal vous accuse “d’endormir les Français” avec “des discours consensuels” et du “blabla”. Que lui répondez-vous ?
Quand on en est à dire des choses comme ça, c’est qu’on ne va pas très bien.
Quel est votre principal adversaire dans cette campagne : Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy ?
Mon principal adversaire, c’est la désespérante manière dont ils font de la politique depuis des années.
Etes-vous un homme politique de droite ou de gauche ?
Je suis du centre.

Thierry Robert, délégué départemental de l’UDF-Réunion a déclaré récemment “que l’on ne va pas reconstruire l’UDF local avec ceux qui l’ont laissé en ruines”. Qu’en pensez-vous ?
Je pense qu’il y a du bon sens dans cette déclaration. À votre avis, qui visait-il ?

C’est la question suivante : quelles sont vos relations avec Jean-Paul Virapoullé, dont le mouvement la Relève semble tenter un rapprochement avec l’UDF, surtout depuis votre percée dans les sondages ?

(Rires). Cher Monsieur, la réponse est dans votre question. Je ne suis pas un homme de compromissions, d’allers-retours, de négociations secrètes, de coups tordus. Je suis quelqu’un qui croît en ce qu’il fait. J’avais annoncé à tout le monde que l’UMP serait une catastrophe. Chacun a pris ses responsabilités pour des raisons qui les concernent. Moi en tout cas, je n’ai aucune intention d’en revenir à ce brouillard perpétuel dans lequel vivent un certain nombre d’hommes politiques. Je ne dis pas ça spécialement pour la Réunion.

C’est sans doute votre dernier voyage avant le premier tour de la présidentielle, qu’allez-vous dire aux Réunionnais pour essayer de les convaincre ?

Je vais leur dire que si vous avez vraiment envie de changer, si de ces attitudes politiques que nous avons connues depuis 25 ans en métropole et à la Réunion, vous en avez par-dessus la tête, alors il y a maintenant une vraie chance d’obtenir un changement, un rassemblement pour redresser le pays. Au fond, dans le nom de la Réunion, il y a un programme. C’est le programme nécessaire pour la France.
Propos recueillis par Yves Mont-Rouge
Le Journal de l'Île de la réunion

Publié par soutienbayrou à 10:12:18 dans Articles de presse | Commentaires (0) |

"Vers un changement de société !" | 23 mars 2007

François Sauvadet était l’invité du Club Europe 1 France 2007 en compagnie de onze autres personnes. Il est revenu sur le succès du meeting parisien de François Bayrou, la difficulté et la beauté du combat : se frayer un chemin entre deux formations politiques qui souhaitent rester dans leurs vieux schémas, la volonté de rassemblement de François Bayrou, qui fait de l'éducation et de la dette les priorités de sa mandature s'il parvenait à être élu président de la république le 6 mai prochain.


François Sauvadet a rappelé que la manifestation du Zénith de Paris avait réuni pas loin de 13.000 personnes dans la salle et en dehors. Un succès considérable dont il se réjouit. Il a été frappé par le nombre de jeunes présents dans l’enceinte, la diversité des visages, des origines. L’attention pendant le discours de plus d’une heure et quarante-cinq minutes de François Bayrou était très forte. Il n’y a pas eu de réactions hostiles à l’énoncé de certains noms. Les personnes présentes avaient compris l’enjeu qui est de redresser la France et non plus de se jeter des injures à la figure.

Le député de la quatrième circonscription de Côte d'Or reconnaît que le combat jusqu’à l’élection présidentielle sera difficile. Depuis vingt-cinq ans, les mêmes partis se partagent le pouvoir avec des résultats catastrophiques. Aujourd’hui l’irruption de François Bayrou dans le jeu politique traditionnel bouscule tous les pronostics. C’est un candidat républicain qui a sa chance de figurer au deuxième tour du processus électoral. Au deuxième tour, il aurait, selon François Sauvadet, de fortes chances de gagner. Cela, les appareils politiques ne l’avaient pas planifié. Monsieur Guéant, directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy, l’a même reconnu : nous n’avions pas prévu, à l’UMP, cette brusque poussée du vote François Bayrou, se réjouit François Sauvadet.

François Bayrou propose aujourd’hui aux Français, et c’est ce qu’il a encore redit au Zénith, de se rassembler. Il souhaite ardemment réunir les bonnes volontés de tous les camps pour parvenir à un consensus sur les grandes lignes des réformes nécessaires à mener pour relever la France de la crise qu’elle traverse. François Bayrou recherche l’intérêt général avant les petits intérêts particuliers. C’est ainsi que cet appel qu’il lance s’adresse à toutes les bonnes volontés, qu’elles soient issues de la gauche moderne, de ma droite modérée ou du centre. Rejoindront cette nouvelle formation ceux et celles qui le souhaiteront, avec un esprit d’ouverture.

Le porte-parole de François Bayrou insiste sur le fait qu’aujourd’hui, les idéologies ont disparu. Le Mur de Berlin est tombé en 1989. Il semble, ajoute-t-il, que certains ne s’en soient pas encore aperçus. Les blocs monolithiques, ceux qui ont verrouillé toutes les structures de la vie politique française, sont aujourd’hui, et bien encore plus demain, au bord de l’implosion. François Bayrou sera la mèche qui mettra le feu aux poudres. Si l’on s’attarde à observer attentivement les majorités que pourraient réunir l’UMP et le PS lors des élections législatives qui suivront l’élection présidentielle, on réalise parfaitement que, réunissant à peine plus de vingt à vingt-cinq pour cent des voix au premier tour, un candidat qui viendrait à gagner avec son seul camp serait incapable d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, comme Chirac en 1995. Seul François Bayrou, avec sa proposition d’ouverture, est capable d’accomplir cette tâche.

Les Français auront le choix : soit un changement de reconduction, avec Nicolas Sarkozy, soit, une Ségolène Royal qui s’échappe puis revient puis repart du PS au gré de ses humeurs, soit une page de l’Histoire politique de notre pays qui se tourne avec l’élection de François Bayrou. François Bayrou qui s’est fixé des objectifs précis. Le premier d’entre eux, c’est la réduction de la dette qui pèse sur les épaules de nos enfants et petits-enfants tout au long de leur vie. François Sauvadet rappelle que le simple remboursement de cette dette coûte aux citoyens français l’équivalent de l’impôt sur le revenu par année ou de l’impôt sur les sociétés.

François Bayrou souhaite également, il en fait une priorité absolue, redonner à l’Education nation nationale les moyens qu’on lui rogne depuis plus de vingt ans. Il s’en fait une obligation. Passer un contrat avec l’école, des moyens pour de la réussite. Un enfant ne pourra plus entrer en sixième s’il ne sait pas lire, écrire et compter. L’accès à la culture devra être démocratisé. Certes, François Bayrou reconnaît qu’il n’a pas de baguette magique, il a bien insisté sur ce point lors de son discours au Zénith. Mais il a la volonté de changer les choses. Contrairement à l’UMP et au PS qui restent dans leurs vieux schémas préhistoriques. François Bayrou reprend à son compte les expressions de John Kennedy et Jacques Chaban-Delmas. Ca ne lui va pas si mal, conclut François Sauvadet.
Europe 1

Publié par soutienbayrou à 09:57:26 dans Témoignages | Commentaires (0) |

Pour une retraite "équitable, durable et soutenable" | 23 mars 2007

François Bayrou a tenu une conférence de presse sur la question des retraités et des personnes âgées. Il a exposé son projet d'une nouvelle société qui refuse la fracture entre les générations et qui choisit de recréer du lien entre elles. François Bayrou propose une réforme des retraites "équitable, durable et soutenable" et de porter les "petites retraites" à 90% du Smic en cinq ans. Le candidat à l'élection présidentielle propose également une politique de prévention de la solitude et de la dépendance.

"Le plus grand danger, c'est la négligence des citoyens". Cette phrase de Pierre Mendès France citée par François Bayrou, illustre la menace de conflit de générations qui existe si nous ne faisons rien pour les retraités et les personnes âgées. C'est, à ses yeux, le grand sujet de société qui va marquer le XXIe siècle et qui va affecter l'équilibre traditionnel de la France. Cette question fait d'ailleurs partie du « ministère de la nouvelle société » que François Bayrou veut mettre en place pour traiter toutes les évolutions de la société – la place des femmes, des jeunes, des associations, d'Internet. Son projet répond à deux enjeux : quel modèle de société voulons-nous ? Quel est le mode de gouvernement pour cette nouvelle société ? François Bayrou a fait remarquer en introduction que les pouvoirs publics avaient ignoré les changements et les déséquilibres liés à l'allongement de la durée de la vie. Entre 2000 et 2020, la part des plus de 65 ans va augmenter de 50% passant de 10 à 15 millions de personnes et le coût de la dépendance va passer de 0,94% à plus de 1,5% du PIB entre 2005 et 2020. Il a également fait remarquer que cette question des retraités et des personnes âgées était absente de la campagne électorale. Et pourtant, nous courons le risque soit d'un effondrement du niveau de vie des actifs compte tenu de la charge croissante des retraites ; soit d'un effondrement du niveau de vie des retraités.

 

François Bayrou estime qu'il y a urgence à refondre nos régimes de retraites. Le candidat à l'élection présidentielle en a exposé les principes : la réforme doit prendre en compte toutes les retraites (y compris les régimes spéciaux) et la pénibilité du travail. Les citoyens doivent être assurés qu'il y aura une égalité de traitement des Français devant la retraite. Cette réforme doit nous conduire à un régime équilibré. François Bayrou propose pour y parvenir d'instaurer une retraite par points – le montant augmente avec le temps de cotisation : ainsi, chacun pourra choisir l'âge de son départ à la retraite en fonction du niveau de sa pension. Le candidat à l'élection présidentielle a fait plusieurs remarques : pour que les personnes puissent choisir de travailler plus longtemps, il faut qu'on leur en laisse la possibilité. Or en France, la moitié des salariés qui prennent leur retraite ont déjà perdu leur travail. Les plus de 60 ans ont le taux d'activité le plus faible de tous les pays développés – 7% pour les hommes et 4% pour les femmes. C'est pourquoi François Bayrou veut inciter les entreprises à garder les plus de 50 ans : "Le président de la République doit assumer cette mission de prise de conscience démocratique" a déclaré le candidat. Deuxième remarque : une fois la réforme des retraites votée, il considère que la gestion du système ne doit plus être l'affaire de l'Etat mais des partenaires sociaux. La question relève selon lui, de la démocratie sociale et non de la démocratie politique. Troisième remarque, l'équilibre de nos régimes de retraite dépend également de notre politique démographique. François Bayrou propose une politique de soutien à la naissance : cela suppose de penser à la garde d'enfant, au retour des femmes dans l'emploi et à la défense de leur carrière professionnelle. François Bayrou a également abordé la question spécifique des "petites retraites" et du minimum vieillesse. Il a pris l'engagement de porter ces retraites à 90% du Smic en cinq ans. Cette dépense nouvelle, budgétée dans son programme, est "destinée à ceux qui ne peuvent pas se défendre et qui ne forment pas de lobbies". Les personnes concernées pourront ainsi passer d'une "vie de précarité" à une "vie de dignité et d'équilibre".

 

François Bayrou a expliqué comment il comptait mettre en œuvre cette refonte des retraites. Il s'agira d'"une réforme pour les Français et par les Français" a prévenu le candidat, "ce n'est pas une affaire d'experts mais de citoyens". Cette réforme sera d'abord discutée avec les partenaires sociaux et les représentants des retraités. Il s'adressera également aux organismes publics et privés de retraite et il associera le Conseil économique et social. Ensuite, la réforme sera votée par le Parlement. Enfin, François Bayrou veut qu'elle soit soumise à référendum. Le candidat à l'élection présidentielle a expliqué pourquoi la consultation des Français était si importante à ses yeux : "Je veux changer le rapport entre le pouvoir et les Français". Il souhaite passer d'"une société de défiance et du soupçon" à "une société de confiance" : "Les Français doivent avoir la certitude d'avoir l'information maximale sur le sujet et qu'ils auront leur mot à dire". Le candidat considère le peuple français comme "un grand peuple", "un peuple adulte" : "Il ne faut pas tromper les citoyens, il faut leur dire tout". Il ne s'agit donc plus de fonctionner sur le mode de la promesse mais sur le mode de la cohérence d'un projet porté par une vision. Les promesses non tenues ont conduit, selon lui, à cette défiance du peuple français et expliquent pourquoi les Français ont tendance à bloquer toute réforme.

 

François Bayrou a consacré un chapitre de sa conférence de presse au rapport entre la société et les personnes âgées. Il veut notamment promouvoir une meilleure reconnaissance de l'apport des retraités à la société : « Nous avons besoin de cadres qui auront la responsabilité du lien social dans un pays où il faudra le reconstruire ». François Bayrou pense notamment aux jeunes retraités qui pourraient encadrer les personnes allocataires des minima sociaux qui auront une activité au service d'associations et de collectivités locales. Dans la nouvelle société que François Bayrou veut mettre en place, il ne s'agit plus seulement de recevoir mais aussi de donner. C'est le sens du slogan de sa campagne « La France de toutes nos forces ». François Bayrou propose également de mettre en place une politique de prévention de la solitude et de la dépendance. La politique du tout maison de retraite ne répond plus à la demande : 87% des personnes âgées veulent rester le plus longtemps possible chez elles. Ce qui suppose qu'elles restent le moins longtemps seules. François Bayrou a ainsi défendu la mixité sociale et générationnelle. Il s'agit de faire vivre sur le même palier, une famille nombreuse et des personnes âgées : cela permettrait de développer des liens et un échange de services - garde d'enfants, course... Cela implique, selon lui, de repenser notre politique de logement et d'urbanisme car "si chacun reste dans son ghetto, le lien social est mort". François Bayrou a également estimé que nous avons besoin d'une grande politique de prévention de la dépendance en matière de santé : il propose ainsi la mise en place d'un contrat "prévention dépendance" qui serait signé entre le patient et son médecin traitant avec le partenariat de l'assurance maladie. Cela implique, selon lui, de changer l'offre de soins, de garantir le libre choix et de sortir du recours aux urgences. Il veut ainsi favoriser les hébergements temporaires - l'accueil de jour et l'accueil de nuit - qui n'existent pas actuellement. Il a fait valoir que des structures proches des dispensaires coûteraient moins cher que les grosses structures médicales. Il souhaite également renforcer l'offre de soins à domicile et créer des maisons médicales, en particulier dans les zones rurales, afin de mutualiser les moyens. Cette politique s'inscrirait dans une nouvelle gouvernance médicale : François Bayrou est favorables à une régionalisation de notre politique de santé où les professionnels de santé, les patients et les élus pourraient s'exprimer. Enfin, il faudra aider les familles qui ont à leur charge une personne dépendante notamment en incitant des personnes encore jeunes à souscrire à un contrat d'assurance perte d'autonomie.

Publié par soutienbayrou à 09:40:52 dans En Mouvement | Commentaires (0) |

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