Bruz, à quelques kilomètres de Rennes, a
accueilli le septième rendez-vous, fixé par François BAYROU à l'adresse
des militants UDF-MoDem. Plus de 700 personnes avaient fait le
déplacement de tout l'Ouest pour débattre de l'avenir de notre
mouvement. Les deux parlementaires d'Ile et Vilaine, le sénateur
Philippe NOGRIX, le tout nouveau député Thierry BENOIT et le président
national des Jeunes UDF, Jean-Yves de CHAISEMARTIN, étaient présents,
aux côtés de nombreux élus locaux.
François BAYROU a tenu à souligner, tout d'abord, les excellents scores réalisés par notre
famille politique, dans cette région, avec, à certains endroits, plus de 25% des voix à la
présidentielle. La phrase « Comme nous savions que c'était impossible, nous
l'avons fait ! », est un bon condensé et résumé de tous les événements heureux qui
ont précédé le 22 Avril. Pendant tous ces mois, l'idée de faire travailler ensemble des gens
de sensibilités différentes, a séduit. Il ne s'agissait pas, comme le fait Nicolas SARKOZY,
de « débaucher mais de rassembler ! ».
Considérant la période actuelle que nous vivons, François BAYROU n'exprime aucun regret
quant à ces choix, précisant qu' « entre un succès arithmétique où l'on
sacrifie ses idées et un moment difficile où l'on sauve ses valeurs, il ne doit y avoir
aucune hésitation ! ». « Certains parlent de traversée du désert mais ce n'est
pas le cas car il y a des dizaines de milliers de français qui se mettent en route, avec nous, pour
faire surgir une force politique nouvelle et qui savent précisément ce qu'ils
veulent. ». Pour affirmer cela, François BAYROU se base sur le fait qu'il a rencontré,
en deux semaines, dans son mini tour de France, entre 5 et 6000 personnes, soit un dixième des
adhérents de l'UDF- MoDem. Cela donne une idée précise des attentes, des atouts mais aussi de
l'immense tâche qui est devant nous, cette « chance », dont parle notre Président
national et qu' « il ne veut pas laisser passer ! ».
Désormais, les vieilles recettes des partis politiques du passé ne peuvent plus marcher.
C'est la raison pour laquelle les statuts du nouveau mouvement doivent assurer à tous de
pouvoir trouver une place, en leur garantissant également des espaces pour qu'ils puissent se
sentir utiles car « on vient au Mouvement Démocrate, plus pour apporter, que pour
recevoir ». « Comment gérer toute cette ressource humaine ? », voilà bien un
des défis à relever... Nous devrons également écrire une « charte des valeurs » pour
définir très clairement ce à quoi nous croyons et ce que nous refusons. Cela sera d'ailleurs
fort utile pour envisager, éventuellement, des alliances lors des prochains scrutins locaux. Enfin,
une « charte d'éthique et de comportement » est indispensable après les
blessures profondes et personnelles, ressenties par les militants lorsque des parlementaires
changent de cap. La Bretagne a beaucoup donné et souffert de ces agissements, que ce soit en 2002
ou en 2007...
A propos de cette terre où la démocratie chrétienne a joué un rôle central et dont
François BAYROU retrouve actuellement le souffle et l'esprit, il a exprimé le souhait
qu'elle soit le fer de lance de ce nouveau mouvement qui devra « porter au plus
haut la conscience et la responsabilité des citoyens » : c'est la définition de la
démocratie qu'a exprimé Marc SANGNIER, en son temps et qui est toujours d'actualité. En
écho à la phrase souvent entendue : « la fin justifie les moyens », nous préférons
faire nôtre, la maxime de Gandhi : « la fin est dans les moyens, comme l'arbre est
dans la graine ! ».
Après l'expression, par François BAYROU, de ces idées résumées précédemment, vînt un
long temps de questions/ réponses, avec la salle. Cet échange permit à notre président national de
répondre à l'interrogation de ce militant : « jusqu'où, pourrions nous
déployer nos ailes ? ». Cela peut se faire, en fait, avec tous ceux qui savent que les
autres chemins PS ou UMP, sont des impasses. Des personnes attachées aux notions de patrie peuvent
nous rejoindre, de même que celles qui oeuvrent à une meilleure solidarité dans les banlieues, par
exemple. Leurs combats sont légitimes et seront respectés au sein du MoDem. Ils se retrouveront,
entre autres, dans l'affirmation que l'argent n'est pas tout, contrairement à ce
qu'a affirmé, récemment, la ministre de l'économie qui souhaite le
« réhabiliter ». Cela ne correspond pas aux attentes profondes des êtres humains. En
fait, pour François BAYROU, « un homme politique doit donner aux autres des raisons de vivre
et pas seulement des moyens de vivre ! ».
Ensuite, des militants ont alerté sur des situations spécifiques de leur fédération,
dont celle de la Manche. Cela nous conforte dans l'idée qu'il y a urgence à mettre en
place une organisation efficace.
Des sujets d'actualité, enfin, ont été évoqués comme la question de la carte
judiciaire, la réforme des universités, la décentralisation, le logement, l'environnement ou
l'avenir de l'Europe. Cela a permis à François BAYROU de reprendre les thèmes
qu'il a développés lors du « grand jury » de dimanche dernier, largement repris par
tous les médias.
En conclusion à cette soirée, nous retiendrons la phrase énergique, véritable cri du
cœur, de ce militant de St-Malo, parodie humoristique d'une célèbre phrase
historique : « Ni PS, ni UMP, MoDem suis ! »
PROCHAIN COMPTE-RENDU : DERNIERE SOIREE DU MERCREDI 11 JUILLET, A
MARSEILLE
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Indépendamment de sa faiblesse parlementaire, le Mouvement Démocrate incarnera une force authentiquement « révolutionnaire » si François Bayrou tient son cap, creuse son sillon et muscle ses « cadres » qui doivent orchestrer ce qui est d'abord un choc culturel. « Plus rien ne sera comme avant », avait-il lancé le soir de son éviction des Présidentielles : l'épreuve de vérité commence dès maintenant...
Le MoDem, cet emmerdeur ...
Preuve est faite depuis le début de cette année électorale : le MoDem est un emmerdeur. Pour la droite, pour la gauche, pour les Verts, pour les archéo-centristes et pour une grande partie des commentateurs politiques qui, en fait, sont plus des agents de conservation du système en place que des détecteurs d'évolutions, des esprits renifleurs d'un avenir par définition « écrit nulle part »...
Le MoDem, c'est quoi ? Une vraie rupture, au sens plein du terme. Ou plutôt une série de ruptures qui s'additionnent, se multiplient, s'entremêlent. C'est en cela que Bayrou a raison de parler de « Révolution ». Une Révolution sereine et calme mais qui peut marquer durablement l'Histoire. Une Révolution citoyenne et culturelle.
Rupture politique : Les « partis du centre » étaient condamnés, par notre système présidentialiste binaire, soit à s'excentrer, en « tombant à droite » soit à s'éventrer ou s'écarteler (la famille radicale le sait bien), en servant d'alibi aux fausses « politiques d'ouverture » à la droite ou à la gauche, en fonction des locataires de l'Elysée et de Matignon.
Depuis la fin du MRP (qui, lui, a su longtemps avoir deux yeux, deux oreilles, deux mains, deux pieds pour servir des valeurs de liberté, de résistance et de solidarité sociale), le Centre a d'abord été une réserve de « forces d'appoint », avec des « cocus de l'ouverture » sur des strapontins...
Un « milieu » où des « centristes » (« sangs tristes », écrivait Pasqua) guidés par les lampions des pouvoirs en place oubliaient trop que « modération » doit rimer avec « conviction » et non avec « dilution », « absorption », « renonciation »...Et non, surtout, avec carriérisme.
Edgar Faure, par ailleurs si riche de qualités, a eu tort de donner trop facilement bonne conscience à trop de grenouilles du marais centreux avec son constat d'observateur du ciel "Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent"...
Fini le temps du "cul entre deux chaises" ou du centrisme borgne? Espérons. Voici le "centrisme " de la "troisième chaise" , comme dit Bayrou, et de la vue large et profonde? Espérons. Si non, le "nouveau tiers état" si bien analysé par Bayrou fera une autre Révolution, moins calme et moins sereine, et plus illusoire et périlleuse.
Le Centre central, « l'extrême centre révolutionnaire », a l'ambition de jouer le rôle d'un vrai ...Centre, donc de pivot. D'un carrefour non d'un rivage de secours... « Se dire de droite ou de gauche, c'est prendre le risque de l'hémiplégie », souriait Raymond Aron, qui a eu si souvent raison contre Sartre et qui a été si mal compris par la droite et si défiguré par la gauche.
Rupture démocratique : « Le pire des régimes à l'exception de tous les autres », comme le constatait Churchill, est un jardin à cultiver en permanence. La démocratie ne se réduit pas à un mode de sélection d'élites plus ou moins représentatives, ni aux lois d'une majorité par définition changeante, ni en quelques campagnes électorales, ni à la convocation plus ou moins régulière des citoyens aux urnes, ni à la soumission à la dictature populiste des sondages, aux mirages médiatiques de l'info-spectacle, aux lois de cette "doxocratie" exploitée par une oligarchie masquée logiquement plus conservatrice et corporatiste que progressiste (qu'elle soit de droite ou de gauche) ...
"
La République est une idée, la République est un principe, la
République est un droit. La République est l'incarnation même du
progrès'. Victor HUGO Choses vues>>>Elle est grille de valeurs non proclamées mais respectées : le Conseil de l'Europe vient de le rappeler opportunément dans le silence politico-médiatique qui caractérise tant cette France de l'autosatisfaction qui ne supporte pas le regard critique de ses voisins:"Il n'y a pas de démocratie authentique sans oppositions fortes et respectées"
>>>Elle est prise en compte réaliste des inévitables « rapports de force », non pour que les plus forts, les plus puissants ou les plus nombreux imposent leurs lois aux plus faibles, mais pour que les relations humaines reposent sur des valeurs partagées. Des valeurs qui ne prennent du sens que par le Droit quand se droit est mis au service de la Justice (ce qui loin d'être la règle commune). Des valeurs qui s'épanouissent quand on applique la recette de Monnet et Schuman:"Marier la nécessité et l'idéal"
>>> Elle exigence d'informations, de pédagogie, de débats, de « limages de cervelles », comme disait Montaigne.
Des informations? Oui mais qui ne s'apparentent pas à cette propagande, déclarée ou masquée, qui selon Noam Chomski, « est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ».C C
Strasbourg
Des débats? Oui, organisés mais ouverts, qui ne se résument pas à des offices d'officines... « Quand tout le monde pense la même chose, c'est que personne ne pense », avait lancé Bayrou en rompant avec l'unanimisme cultivé artifciellement dans la coalition UMP... C'est dans cet esprit que Chantal Cutajar vient de lancer ses Conférences de Citoyens de Strasbourg
« Nos démocraties électives ne sont pas des démocraties représentatives », regrettait Paul Ricœur. C'est encore plus vrai dans la France d'aujourd'hui. Et cette « démocratie représentative » à reconstruire doit être intrinsèquement participative, délibérative, consultative, constructive. Vivante. Donc (ce n'est pas une évidence pour tout le monde) pleinement citoyenne.
Le constat de Jacques Derrida doit être, au MoDem, un vrai mot d'ordre, et une préoccupation permanente : « Etre démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique »...

Rupture éthique et morale : la démocratie élective telle que nous la pratiquons n'est qu'un mode de sélection des « élites ». La démocratie effective est d'abord une grille de valeurs. Des valeurs qui n'ont de sens que dans des actions qui les illustrent, les concrétisent les incarnent. Pour reprendre le mot que Chantal Cutajar a érigé en devise personnelle, ce qui doit être prioritaire, c'est « l'utile et le juste », deux mots indissociables en politique. Des mots qui ne sont ni de droite ni de gauche. Et qui reflètent bien la finalité du MoDem. L'une de ses raisons d'être, même. Avec ce que Bayrou incarne bien actuellement par ses rebellions pacifiques, son esprit de résistance, et sa ténacité : En politique, la morale ne doit pas se découper en tranches.
« Pour moi, morale et politique doivent être synonymes » confiait Pierre Pflimlin. Et, en politique, la morale doit précéder et dépasser le droit. Le « ré enchantement » de la politique passe par là. Par cette exigence. Et par cette pratique.

Rupture philosophique : La droite met en avant la Liberté, la gauche privilégie l'Egalité. Le Centre veut lier les deux. Par cette Fraternité sans laquelle Liberté et Egalité restent antagonistes, inconciliables. Par cette prise en compte de la Personne, cet individu reconnu comme porteur d'une transcendance, d'une « égale dignité », d'une « irréductible liberté » trop souvent réduit à une carte d'identité, à un numéro, à une etiquette, à un dossier, voire à une marchandise...
Ce n'est pas un hasard si Bayrou, porteur des valeurs du christianisme social, de l'esprit laïc et républicain et des idéaux que recouvre l'expression "principe d'Humanité", se recommande volontiers de Jacques Maritain et des philosophes dits « personnalistes ». Des philosophes trop oubliés, y compris dans les facs de philo où la mode reste à d'autres courants de pensée qui à force de décortiquer le nihilisme finissent par le propager. Et qui ont tant contribué à ce que Finkielkraut appelait voilà près de quinze ans « la défaite de la pensée ». Une défaite accentuée par le primat de l'image sur le mot, du paraître sur l'être, du virtuel sur le réel.
Ce retour en politique du personnalisme implique une « déconstruction », selon l'expression de Jacques Derrida, de ce que recouvre cet « humanisme » plus proclamée qu'analysé et des « doxa » du XX ième siècle. Le « Centre central » implique une philosophie du doute, du questionnement, de l'interrogation. « Une philosophie érigée en système cesse d'être philosophique », soulignait Paul Valéry.
Il implique aussi une philosophie d'action qui donne la priorité à une finalité claire: améliorer le bien-être de la communautés des femmes et des hommes, un bien-être qui doit être élargi au plus grand nombre et être durable, au-delà du présent. "Un politicien pense aux prochanes élections, un homme d'Etat pense aux prochaines générations". Nous manquons d'Hommes d'Etat.
Il implique encore et surtout peut-être une philosophie qui repose sur la perfectibilité de l'Homme et de la Société. "La seule perfection de l'Homme, c'est sa perfectibilité", disait André Neher. On n'y songe pas assez. Comme on oublie trop, croyant ou non, le mot de Bernanos:'Les seules mains de dieu, ce sont les nôtres".
Rupture économique : La droite privilégie l'efficacité, la compétitivité, la production de richesses. La gauche donne la priorité à la qualité de vie partagée, à la solidarité, au partage des richesses (même inexistantes). Le Centre veut agrandir le gâteau pour mieux le partager. Comment ? En repensant le libéralisme économique, trop diabolisé à gauche, où l'on oublie que LIBERAL vient de « Liberté », et trop caricaturé à droite où l'on oublie que « la main invisible » ne régule le marché que si des règles du jeu précises et bien lisibles sont respectées. Et que l'argent les valeurs marchandes ne sont que des moyens, non des fins. Le capitalisme n'est pas un cannibalisme.
Rupture sociale : Pour la droite, le « social » reste de l'ordre compensatoire du caritatif, de la charité. Pour la gauche, il demeure de l'ordre protecteur de l'étatisme et de l'assistanat. Pour le Centre, le social s'inscrit dans l'ordre de la Justice, allie protection et promotion et devient la finalité même de l'efficacité économique. « Remettre l'Homme, le principe d'Humanité, au cœur de toute action » : ce n'est pas un vœux pieux. C'est un programme d'action.

Rupture programmatique : A droite comme à gauche, on a pris l'habitude (comme dans les programmes scolaires et universitaires, d'ailleurs) de découper les problèmes en tranches, les champs d'activités en parcelles, les politiques en secteurs. Le temps des cases, des étiquettes, des rayonnages, des oeillères, des frontières intellectuelles, des « spécialistes », des « experts »...
Tout ne doit évidemment pas être dans tout n'importe comment : c'est l'évidence. Le niveau des connaissances, la variété des activités, la diversité des problèmes à régler et des défis à relever imposent des classements, des rangements, des spécialisations. Mais le politique, par définition, pour reprendre une métaphore d'Edgar Pisani, est un médecin généraliste : il doit s'occuper de l'ensemble du corps social, de tout l'organisme, et non d'un ou de quelques organes...
Un programme politique ne doit donc pas être un catalogue de mesures, de promesses, d'engagements. Il doit d'abord être un projet cohérent, avec la prise en compte de données verticales et horizontales, de dimensions qui s'imposent dans tous les secteurs et à tous les niveaux.
C'est ce qui a fait la véritable originalité du « projet présidentiel » de Bayrou, une originalité bien mal mise en relief par des commentateurs trop figés dans des schémas dépassés. Une originalité qui ne l'a pas condamné aux oubliettes avec sa non-réussite électorale. Lier l'économique, l'écologique et le social. Tenir compte de la dimension européenne dans tous les domaines. Placer l'éducation au cœur de toutes les actions. Globalité et cohérence. Avec des modalités définies en fonction des finalités. C'est cela, entre autres, la social-économie (plus chargée de sens et d'avenir que la social-démocratie), l'éco-économie, la « démocratie sociale »...

Rupture étatique : Les débats entre le « trop d'Etat » déploré par la droite et le « Plus d'Etat » toujours réclamé par la gauche sont dépassés : c'est l'art et la manière de construire un « Mieux Etat », selon la formule d'Edgar Pisani, qui importe.
Quel beau chantier ! Au-delà des frontières fatalement mouvante entre le « public » et le « privé » qui ne doivent en aucun cas se décider par décrets, ce chantier engage toutes les forces vives du pays. Et il touche les différentes formes de fonctions publiques, les découpages administratifs, les structures nationales, régionales et locales, la mise en place d'une « société civile organisée », le soutien au tissus associatif...Sans oublier les auxiliaires indispensables à un Etat plus « éclaireur » et « stimulateur » que gestionnaire : les structures de consultation, de coordination et d'anticipation ...
Quel crime d'avoir tué le Commissariat au Plan crée par De Gaulle et Monnet ! Quelle faute d'avoir réduit le rôle et les moyens de l'Aménagement du territoire ! Quelle bêtise d'avoir transformé le Conseil économique et social en « placard à sucettes » ! Quelle lacune de ne pas avoir un Observatoire du futur chargé d'évaluer les conséquences directes et indirectes des lois décidées ! Quelle honte de ne plus avoir (les fonctionnaires n'en sont pas responsables) les thermomètres indispensables aux prises de température des prix, de l'emploi, du chômage...
Ce « Mieux Etat » implique également un assagissement de notre délire législatif et de notre étouffoir bureaucratique et technocratique. Il implique surtout un retour aux principes de base définis par ce cher Montesquieu, plus cité que suivi : la séparation des pouvoirs est en France aujourd'hui plus de type russe que de type américain...

Rupture sociétale : Pour la droite, le temps de la « luttes des classes » est terminé alors que tout est mis en œuvre pour que le slogan de Guizot « enrichissez-vous » ne profite qu'aux plus nantis... Pour la gauche, la lutte essentielle demeure celles des opprimés contre les oppresseurs.
Pour le "Centre central", le « Vivre ensemble » se fondant sur le respect de la Personne repose sur le dépassement des tatouages sociaux par une « démocratie sociale » à approfondir en permanence. Par la prise en compte et non de gommage ou la hiérarchisation des différences. Par le refus des idéologies, des comportements, des réflexes qui, selon la formule de Finkielkraut, transforment « la culture de l'Autre en négation de l'Autre »

Autant dire que Bayrou a tout a fait raison de parler de « révolution citoyenne » en évoquant les objectifs du MoDem. Une révolution qui est d'abord d'ordre culturel. Changement des modes de penser et d'agir. Refondation de la démocratie...dans les têtes. Et dans les faits!
>>>C'est ce qu'a bien compris... Nicolas Sarkozy qui voudrait le tuer dans l'œuf. En ne se privant pas de piller (comme le PS, d'ailleurs) quelques pièces détachées du "moteur du MoDem". Des pièces détachées qui perdent évidemment de qualité et de leur utilité quand on les greffe sur d'autres concepts et d'autres conceptions...Surtout avec une UMP qui redeviendra vite une coalition hétéroclite "complexée" dès que les réflexes bonapartistes du moment se seront émoussés...
>>>C'est ce que n'ont pas compris les ex-udf qui par vagues successives ont quitté ou trahi le « paquebot Bayrou », par opportunisme politicien, par calcul alimentaire, par peur de devoir assumer concrètement deux mots chargés d'exigences : Indépendance et Liberté.
"Penser Libre", ce n'est pas simple... "De la servitude volontaire": La Boétie à rééditer...
>>>C'est ce que n'ont pas compris tous les responsables du PS en panne d'idées novatrices, prisonniers des poussières structurelles accumulées depuis... 1905, des pesanteurs accrue depuis ...1920, de la domination intellectuelle de "la gauche de la gauche", de la non révision d'Epinay, des virus des utopies de l'echec.
Pris de vitesse par des évolutions sociales et sociétales qu'ils n'ont pas vus venir, les éléphants en sont à courir après une social-démocratie déjà modernisée par les vrais sociaux-démocrates européens, ceux qui n'ont pas le complexe du "social-traitre". "Le train fantôme Vichy-Moscou", pour reprendre une expression co-produite avec Philippe Sollers, n'a pas fini de traverser nos villes...et nos partis de gauche et de droite.
>>>C'est ce que n'ont pas (encore) compris nombre de politologues et autres commentateurs qui font leurs analyses « le nez dans le guidon ».
>>> C'est, surtout, ce qui explique que le MoDem prend vie dans l'enthousiasme des militants qui le rejoignent en nombre et dans l'angoisse des notables de la politique en place.
Pour eux, le MoDem est un emmerdeur qui brouille les cartes, fait bouger les lignes, secoue le paysage politique, bouscule tout. Un emmerdeur qui le sera plus encore si ce MOUVEMENT DEMOCRATE sait vraiment rompre avec cette cacophonie, cette insuffisance de rigueur et cette mollesse internes qui faisaient la faiblesse de l'UDF. S'il sait éviter les pièges dans lesquels sont tombés le PS et les Verts...S'il sait muscler son positionnement encore trop perçu (à tort) comme celui d'un distributeur de bons et de mauvais points.
Avec ces "si", le Mouvement démocrate va devenir une force incontournable de contestations, de mobilisation et surtout de propositions, indépendamment de la faiblesse (temporaire) de sa représentation parlementaire.
La réussite du MoDem se jouera d'abord sur son aptitude à devenir un parti d'un type effectivement "nouveau", un parti de citoyens ou plutôt de militants d'une citoyenneté active, et non de petits notables aux ambitions d'apparatchiks, de maîtres de chapelles ou de ce que de Gaulle nommait "politichiens".
François Bayrou porte un projet trop chargé de vraies espérances pour se permettre de décevoir. "Le MoDem de toutes nos forces": c'est la grande bataille de l'été.
Publié par soutienbayrou à 10:31:56 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Lundi dernier : alerte rouge, raz-de-marée annoncé ! La Chambre « introuvable », « bleue encre », s'inscrit dans les sondages. Un succès à inscrire dans le Livre des records pour l'UMP, qui pourtant, a un bilan (passé sous silence) à mettre plus à son passif qu'à son actif. Le premier ministre, vrai chef de guerre, annonce l'objectif : plus de 400 députés. Et le spectre du « parti unique » apparaît.
Huit jours plus tard : « une vaguelette bleue pâle, avec des poissons rouges ». La gauche dans le coma s'est réveillée. Le PC assassiné est ressuscité. Un « Oui mais » titre Le Figaro. Un « avertissement à Sarkozy » lance un éditorialiste. La « fin de l'état de grâce », ose un autre...Les Français sont inconstants, pour les plus pessimistes. Ils sont intelligents, pour les plus optimistes...
En fait, le fait qu'un deuxième tour rectifie le premier dans des élections législatives n'a rien d'exceptionnel. Et l'important n'est pas ce qui est mis la plupart du temps en valeur, mais ce qui est caché par ce qui est valorisé.
Un «recul » de l'UMP ? Allons donc. La majorité présidentielle est « absolue ». C'est la réalité. Et Sarkozy tient tous les pouvoirs dans ce beau pays de Montesquieu. Et la victoire de l'UMP et de ses satellites est incontestable.
Un « bon réflexe de pluralisme » ? Oui. Le MoDem y a beaucoup contribué. Mais la bonne moitié des français n'est pas représentée, et on notre système reste plus électif que représentatif. Pour les partis : le Modem de Bayrou le sait mieux que personne, mais il n'est pas le seul à être écrasé par les deux rouleaux compresseurs d'un bi-partisme qui s'auto-reproduit. Et ne parlons pas de la représentation des « minorités visibles »...
Bien blanche, la Chambre! Même l'arrivée, (« massive » aie-je entendu), de femmes est à relativiser :la France, machiste, était au 89 ième rang mondial. Elle fait un bond pour se classer ... 56 ième ! Que de progrès encore à accomplir pour être dignes de notre autosatisfaction.
Le phénomène essentiel du deuxième tour est le même que celui du premier : l'importance historique et périlleuse de l'ABSTENTION. C'est la preuve du bien-fondé des diagnostics de Bayrou. C'est la démonstration que les Français, malgré l'effet loupe, des Présidentielles transformées en festival de politique-spectacle, ne sont pas du tout réconcilier avec la politique telle qu'elle se pratique.
Problèmes d'éducation (dès l'école), d'information (soirée clips sur M6), de structures non démocratiques, d'état d'esprit oligarchique, de culture (plus monarchique que républicaine, malgré les cantiques laïcs des « élites »)...
ll est vraiment impératif que le MoDem ouvre les « voies nouvelles ». J'attends beaucoup des Conférences de citoyens que Chantal Cutajar lance sur Strasbourg, en appliquant concrètement les exhortations de Bayrou : si elles tiennent leurs promesses, il faudra les étendre à d'autres villes. La démocratie doit être une pratique permanente, sans cesse à améliorer, et non un état de fait célébré plus ou moins bien périodiquement...
En termes d'analyse politique, il importe bien sûr d'être prudent. Et ne pas s'en tenir à quelques impressions données par des cas particuliers (défaites de Juppé et de Chevènement, par exemple) ou par des calculs partiels et estimations superficielles. Mais trois lignes de forces valent d'être mise en relief:
>>> L'échec du front national, réjouissant pour tous les démocrates et logique après la déroute de Le Pen aux présidentielles (due en grande partie au siphonage réussi de Sarkozy), ne marque en rien la fin sociologique de l'extrême-droite française. Déboussolés ou récupérés, les électeurs lepénistes se sont réfugiés dans une abstention plus dépitée que résignée. Gare aux réveils !
>>> Le sauvetage du PC n'est pas forcément une bonne nouvelle pour tous ceux qui souhaitent une rénovation ou une refondation de la « gauche ». Marie Georges Buffet revient de très loin. Mais où veut-elle et peut-elle aller ? Et avec qui ? Le conservatisme de gauche se porte mieux qu'on pouvait le penser : ce n'est pas une bonne nouvelle pour ceux qui se veulent d'authentique réformateurs d'une pensée et d'une action adaptées à ce siècle. Cela rend plus ambigu encore le projet de Hollande et de quelques autres de constituer une « UMP de gauche « qui irait du PC au centre ». Le PS va être peut-être encore plus tiraillé par une logique de partition entre deux lignes. L'une, « classique », appuyée sur le flanc gauche du PS et donc des alliances à sa gauche. La seconde partisane d'alliances au centre ou avec le centre....
>>> Le bonheur des socialistes, qui en oublient qu'ils ont perdu et que la droite a gagné, a quelques cotés amusants... Après la vague rose des régionales, le même concert d'auto-satisfaction avait rendu sourd les plus lucides.
Il est vrai qu'au regard de la débâcle qui lui était promise par les sondeurs au soir du premier tour, et de la campagne politiquement nulle que ses dirigeants ont mené entre les deux tours, le PS a fait mieux que se défendre. Le parti socialiste et ses alliés gagnent même une quarantaine de sièges, contre toute attente. Une « divine surprise », pour Hollande. Et une « surprise contrariante » pour Royal...
Mais une « surprise » provoquée par quoi ?
Ne croyons pas que subitement ce deuxième tour a été transformé par l'habileté de Fabius, en un referendum pour ou contre la TVA anti-sociale...
Ne croyons pas non plus à une « mobilisation exceptionnelle » des électeurs PS : Claude Patriat, professeur de sciences politiques à l'Université de Bourgogne, sur la base de 150 circonscriptions clés passées à la loupe peut affirmer le contraire. Et d'autres études sérieuses (dont la mienne, si je peux me permettre) aussi : « Le PS n'a pas été mieux servi par son électorat au deuxième tour qu'au premier »...
Paradoxe ? En fait, le PS a été servi par l'absence de triangulaire. Il n'y en a qu'une , et elle a été gagné par le MoDem...
Il a été surtout servi par l'électorat du MoDem, y compris dans des circonscriptions où il a perdu de peu et où (fait d'exception) la candidate éliminée du MoDem avait appelé à voter contre lui (deuxième circonscription de Strasbourg)
Claude Patriat explique : « Il n'y a pas eu de sursaut du Parti socialiste. Quand on regarde précisément les résultats du 1er tour on constate que sur 150 circonscriptions, les voix du Modem pouvaient lui permettre de faire la différence à condition que se constitue un front anti-UMP. Or c'est exactement ce qui s'est passé. ».
Les éléphants et les aspirants « lions » du PS se sont bien gardés de le souligner, mais le fait est là : le PS a bénéficié massivement des voix du Modem. En dépit de l'absence de consigne de vote de Bayrou. Les électeurs seuls ont décidés.
C'est logique puisque l'électorat de centre droit avait déjà voté UMP, en suivant le « général Morin ». C'est encourageant, non parce que cette fois le PS en bénéficie, mais parce que le MoDem montre ainsi sa puissance d'arbitrage. C'est ce qui fait dire à que les sceptiques ont tort : le phénomène Bayrou va perdurer. La Revolution Orange d'un Centre Indépendant et Libre répond à de vraies aspirations.
Cet appui du moDem est d'ailleurs confirmé par les sondages sorties des urnes : 58% des électeurs du MoDem du premier tour auraient voté pour le PS, 25 pour l'UMP et 17% se seraient abstenus ou auraient voté blanc.
A noter au passage la faible abstention des électeurs du MoDem pourtant en deuil de leurs espérances du premier tour : c'est le signe d'une motivation civique forte chez celle et ceux qui optent pour l'orange. Cela aussi est très encourageant pour le mouvement de Bayrou.
Ces données sont évidemment importantes pour tenter d'imaginer la recomposition en gestation du paysage politique. Revoici des débats en vue entre les champions de la bipolarisation et ceux qui suivent le cap Bayrou : l'émergence d'une troisième force entre l'UMP et la gauche pure et dure. Cela dépendra d'abord de la capacité du moDem à se donner les moyens de ses ambitions. Une affaire de structures et de mentalité.
Publié par soutienbayrou à 09:31:33 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
François Bayrou a participé à un débat avec
sa concurrente socialiste Marie-Pierre Cabanne sur France Bleu Béarn.
Le candidat a insisté sur l'importance de l'équilibre des pouvoirs dans
une démocratie. Il a réaffirmé son indépendance vis-à-vis de l'UMP et
du PS. Enfin, le député des Pyrénées-Atlantiques a répondu sur des
questions locales qui touchent à l'urbanisme, au développement
économique et à l'aménagement du territoire.
"On a besoin de trouver dans nos institutions, un équilibre" a déclaré François Bayrou. Le
député des Pyrénées-Atlantiques a souligné que les législatives étaient des élections très
importantes car elles allaient dessiner le visage de la future Assemblée nationale. "On a besoin
d'être assurés que les familles, les femmes et les hommes vont trouver des défenseurs" a
insisté le candidat. Concrètement, il s'agit d'avoir la liberté et l'indépendance
de dire ce qui va dans le bon sens et ce qui au contraire ne va pas dans la bonne direction :
"A mon sens, tous les députés devraient être dans cet esprit-là". Selon lui, s'il y a un trop
grand déséquilibre à l'Assemblée nationale avec une concentration des pouvoirs dans les mains
d'un petit nombre, le Français vont s'apercevoir de l'appauvrissement que cela
représente pour tout le monde y compris pour la majorité. François Bayrou a rappelé qu'il
était attaché aux principes démocratiques et républicains au premier rang desquels figure
l'équilibre des pouvoirs. Pour y parvenir, il faut, selon lui, une loi électorale juste où
les écologistes et le centre sont représentés : il a souligné que le Mouvement Démocrate
(MoDem) représente la troisième force politique française. Dans un système électorale normal,
on est en droit d'obtenir entre 40 et 50 sièges quand on a réalisé près de 8% des
voix.
Interrogé sur le désistement du candidat UMP dans sa circonscription, François Bayrou a jugé
que cette décision n'était pas intervenue par affection pour lui mais relevait plutôt
d'une tactique politique. Le candidat a tenu à préciser qu'il n'avait reçu aucun
appel de l'UMP pour le prévenir et que lui-même n'avait passé aucun appel. Les
résultats du premier tour où il est arrivé largement en tête devant l'UMP et le PS ont
montré, selon lui, qu'on pouvait remporter une élection en affrontant les deux forces
politiques dominantes. Ce résultat valide, à ses yeux, le chemin d'indépendance qu'il a
choisi : il est convaincu que l'affrontement gauche-droite n'est pas une fatalité
et que les gens de bonne volonté peuvent travailler ensemble : "C'est le seul chemin
pour la France". Même si François Bayrou ne pourra pas constituer de groupe parlementaire, il
pourra néanmoins s'exprimer autant qu'il veut à l'Assemblée, il a rappelé que
Pierre Mendès France ou Mitterrand avant lui, l'avaient fait : "Quand on dit des choses
justes et qu'on a une voix forte, cela porte".
La seconde partie du débat a porté sur les questions locales. Face à l'augmentation des
prix des logements qui atteignent jusqu'à 220/240 euros/m2 dans certains quartiers, François
Bayrou a expliqué que le député n'avait pas de baguette magique. S'il existe une marge
d'action, elle passe, à ses yeux, par le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques : la
création d'un établissement public foncier local a permis de réserver des terrains qui sont
vendus en dessous du prix du marché. Il n'a pas caché que c'est le contribuable qui
payait la différence mais il considère que cela vaut la peine notamment pour améliorer la mixité
sociale.
S'agissant du développement de l'élevage porcin à proximité des lieux
d'habitation, François Bayrou a rappelé que lorsqu'il était président du Conseil
général, il avait obtenu l'appellation d'origine contrôlée pour le jambon de Bayonne.
En contrepartie, le cahier des charges stipulait que l'on devait aboutir à zéro pollution et
zéro nuisance. Grâce à un mode de traitement biologique des lisiers, les éleveurs sont parvenus à
supprimer les odeurs et la pollution des sols. En revanche, il n'est pas favorable à un
traitement des lisiers en usine et souhaite que l'on privilégie les petites structures.
Concernant le secteur aéronautique et en particulier l'entreprise Turbomeca qui
fabrique des moteurs d'hélicoptères, François Bayrou a rappelé qu'il était intervenu en
qualité de député quand l'entreprise a traversé une grave crise au début des années 90 :
il a expliqué que Turbomeca avait bénéficié de prestations de l'Etat sous forme de crédits
d'étude et de recherche, et de commandes militaires, ce qui avait permis à l'entreprise
de se redresser. Il considère que la réflexion sur la construction d'une nouvelle route qui
relirait Bordes où se situe Turbomeca à la RN117, n'est pas encore mûre. Il a
d'ailleurs souligné que plusieurs tracés étaient encore à l'étude. Il comprend
cependant la demande de l'entreprise mais aussi des riverains d'avoir une liaison avec
l'autoroute. Dans le cas d'Airbus, François Bayrou a dénoncé les manquements de la
direction de l'entreprise, et en particulier la guerre interne sur fond de guerre politique à
laquelle se sont livrés ses dirigeants et qui a abouti à un accident industriel. "Quand on mélange
la politique et l'industrie, on se trouve en défaut" a conclu le député. C'est pourquoi
il a plaidé pour une séparation des pouvoirs politique et économique... et au-delà une
séparation des pouvoirs politique et médiatique.
Enfin, François Bayrou a été interrogé sur le « quartier difficile » de l'Ousse-des-Bois. Le candidat considère que le feu couve encore dans les cités et que « c'est un des risques les plus importants de la société française » car des centaines de milliers de familles et de jeunes ont le sentiment d'être abandonnés et discriminés et que les populations d'origine française ont l'impression d'être encore plus maltraitées encore. C'est pourquoi il est opposé à la suppression de la carte scolaire car cela va, selon lui, renforcer la ghettoïsation de ces quartiers en créant des lycées de 1 e, 2 e et 3 e zone et cela va accentuer le sentiment d'abandon de ces populations. Il considère que sur un sujet aussi important que les banlieues, les principales formations politiques devraient être capables de se mettre d'accord sur un plan d'action à long terme...
France Bleu BéarnPublié par soutienbayrou à 08:53:41 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
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