• ISF

    « Je suis partisan d'une imposition sur le patrimoine à base large, mais à taux léger. » 


    L'ISF actuel a un taux parmi les plus élevés du monde – jusqu'à 1,8 % —, qui encourage les patrimoines à s'investir hors de France, et pourtant, à force de défiscalisations, il rapporte peu ! François Bayrou propose une réforme complète de l'imposition du patrimoine.



    « L'ISF, tout le monde fuit cette question!  Je n'ai pas l'intention de l'éluder ! J'ai combattu les baisses d'impôt indues, et je considère que la solidarité est la condition de notre survie comme nation ; mais une nation qui accepte l'exil de ses citoyens les plus riches, accepte de s'appauvrir : l'argent qui aurait été réinvesti dans la société française, dans la création d'emplois, dans le commerce, cet argent va s'investir chez nos voisins.

    Pire encore : les plus riches, en multipliant les décisions ciblées sur la défiscalisation, y échappent aisément. Ceux qui l'assument « plein pot », ce sont les classes moyennes supérieures, frappées par l'explosion de l'immobilier, puisqu'on n'a pas eu le courage de faire bouger les seuils suivant le coût du logement.


    Je suis partisan d'une imposition sur le patrimoine à base large, à partir de 750 000 euros, sans plus aucune niche défiscalisée ni exemptions, mais à taux léger. Nous avons fait le calcul avec Charles de Courson : le patrimoine des Français au-dessus de 750 000 € par ménage dépasse les 3 000 milliards d'euros. Un prélèvement de 1 pour 1000, facile à assumer par tous, rapporterait 3 milliards par an, c'est-à-dire l'équivalent de l'ISF aujourd'hui.


    Et nous y gagnerions énormément en impôt sur la consommation, en investissement, en création d'entreprises. »