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    « Face à l'Iran, la France ne peut avoir qu'une ligne : l'intransigeance dans le respect du droit international »

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    François Bayrou s'est exprimé plusieurs fois, ces dernières années, en faveur de l'interdiction pour l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire. Le fondement de cette interdiction est le droit international, ce qui impose en contrepartie d'accepter l'accès de l'Iran au nucléaire civil.



    « Face à l'Iran, la France ne peut avoir qu'une ligne : la rigueur et l'intransigeance dans le respect du droit international.

    Il y a un traité de non prolifération nucléaire. Ce traité interdit aux nations qui l'ont signé - tous les pays sauf trois - d'aller vers l'arme nucléaire, mais il leur garantit en échange l'accès au nucléaire civil. Si ce traité n'est pas respecté, les démocraties doivent solidairement décider de sanctions.


    Il y a une leçon que nous devrions avoir apprise dans le plus noir de l'Histoire, c'est la leçon de Munich. Quand les mots sont des menaces, il faut les prendre au sérieux, surtout quand les mots sont servis par la force des armes.


    Le jour de Munich, toute la démocratie d'opinion, les sondages, les applaudissements fêtaient les signataires. Daladier* a murmuré "Quels cons ! ...". Un jeune professeur d'Histoire était l'éditorialiste du journal L'Aube. Ce jeune professeur allait être un jour, après l'arrestation et le suicide de Jean Moulin, le président du Conseil National de la Résistance. Il s'appelait Georges Bidault. Le jour de Munich, Georges Bidault écrivait ceci, qui a été une des maximes de ma vie : "Lorsqu'il s'agit de dire non, le meilleur moment pour le faire, c'est le premier." »


    Dans son discours à l'Assemblée nationale sur la situation au Proche-orient, François Bayrou a déclaré le 7 septembre 2006 :


    « Que le ministre français des Affaires étrangères se rende à l'ambassade d'Iran à Beyrouth, et délivre un brevet de respectabilité en désignant l'Iran comme "une puissance stabilisatrice dans la région" nous a paru un risque que la France n'aurait pas dû prendre.


    Les gouvernants iraniens actuels sont engagés dans une double obsession mortifère : l'appel sans ambiguïté à la destruction d'Israël ; et la décision d'acquérir la puissance nucléaire. Et l'obsession de la destruction d'Israël donne à l'obsession nucléaire sa portée ...


    Quand le Président iranien déclare en juillet : "le problème fondamental du monde musulman est l'existence du régime sioniste qui doit être éliminé". Quand il déclare en octobre dernier : "comme l'a dit l'imam Khomeiny, Israël doit être rayé de la carte... La nation musulmane ne permettra pas à son ennemi historique de vivre en son cœur même", ce qu'il dit doit être mis en rapport avec la question du contrôle de l'arme nucléaire. »


    *Président du Conseil des ministres, signataire le 30 septembre 1938 des accords de Munich, par lesquels les démocraties ont laissé Hitler envahir la Tchécoslovaquie, dans l'espoir de sauver la paix avec l'Allemagne nazie.