• Famille

    « La famille est une communauté magnifique. Tout le monde se tourne vers elle. Avec espoir ou avec nostalgie. »

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    François Bayrou est un fervent défenseur, un "amoureux" de la famille, lieu des valeurs fondatrices. Il défend les familles dans leur diversité, dans la réalité de leur vie quotidienne. Entre tous les types de familles il prône, plus que la tolérance, la compréhension réciproque.



    « Je suis un défenseur actif de la famille ; je défends et j'aime les familles nombreuses. Quand on a six enfants, on sait de quoi on parle. La famille, c'est une communauté magnifique, vers laquelle tout le monde se tourne. Et les jeunes, peut-être plus encore que les générations précédentes.

    Pour moi, un mariage, c'est l'union d'un homme et d'une femme. Je défends cette vision que certains disent traditionnelle, mais que je trouve être une vision d'avenir. L'altérité sexuelle est source de vie et d'équilibre.


    Je prends en compte la vie des gens comme elle est. Ce n'est en rien porter atteinte aux familles que regarder la situation de ceux qui ont une expérience différente. On ne choisit pas d'être homosexuel. Lorsque des couples homosexuels, y compris pacsés, disent leur angoisse de ne pouvoir rien transmettre au survivant en cas de décès, je pense qu'il faut les entendre.


    La liberté de choix des parents doit être réellement respectée, et singulièrement celle des femmes, devant le travail et l'accueil des enfants. On devrait songer à accorder à l'éducation dans la famille l'aide allouée à la garde à domicile. Un sujet est pour moi prioritaire : parce qu'une femme enceinte est parfois mal perçue dans l'entreprise, il faut une politique d'aide et de soutien à l'entreprise lui permettant d'accueillir la grossesse comme une bonne nouvelle, avec notamment des aides au remplacement et à la formation.


    L'avenir d'un enfant se joue dans sa famille dès les premières années. Lorsque la famille est absente ou totalement démunie devant son éducation, les choses deviennent vite irrattrapables. Le risque est d'autant plus grand quand la famille est en décalage culturel avec le pays où elle vit, parce que très vite c'est la rue qui se charge de faire "l'éducation" de l'enfant.


    Ministre de l'Education nationale, j'ai demandé une enquête pour savoir pourquoi tant d'enfants issus de familles culturellement favorisées échouaient, et tant d'enfants de familles en situation difficile réussissaient très bien. La réponse de l'enquête vaut pour l'ensemble de la nation : réussissaient les enfants dans les familles desquels l'école était estimée, respectée et soutenue ; et échouaient les enfants dans les familles desquels l'école était critiquée et méprisée !


    Il faut une politique de soutien et d'éducation des familles pour que les pères et les mères comprennent que ce qu'a d'essentiel, d'irremplaçable, leur attitude dans la famille : pour donner à l'enfant les repères qui lui serviront toute sa vie. »