• Égalité des chances


    « Ma vision de la France dans dix ans : un pays où l'égalité des chances est devenue une réalité. »


    Pour François Bayrou, c'est l'égalité des chances qui fonde notre pacte national. Tout se joue d'abord à l'école, qui doit redevenir l'incarnation du modèle républicain français.

    « Mon projet, c'est une nouvelle synthèse entre la modernité et notre modèle républicain français. Egalité des chances et égalité des droits, je suis convaincu que dans le monde de la modernité, nos valeurs de société les plus généreuses peuvent s'épanouir.

    Un exemple : hier, l'information était limitée, donc l'égalité des chances n'était pas une réalité ; aujourd'hui, internet met à la portée de tous, dans tous les collèges et tous les appartements, de tous les HLM de France, une information abondante. L'égalité des chances y gagne, progresse en actes.

    Notre aspiration à l'égalité des chances, à la justice, à la solidarité, est un atout dans la compétition de la globalisation. Un peuple se bat mieux s'il est soudé et qu'une certaine idée de la justice règne en son sein.

    À tous les collégiens de tous les quartiers, de toutes les petites villes qui forment la France républicaine, nous devons, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur situation sociale et de fortune, quelles que soient leurs relations, nous devons les chances de réussir aussi bien que dans les 6e et 7e arrondissements de la capitale.

    Nous avons pour cela un outil : la carte scolaire. Elle signifie l'obligation que s'impose l'Éducation nationale de garantir cette égalité des chances. Je sais très bien que c'est un idéal, mais je revendique cet idéal.

    La France a relevé ce défi pendant des décennies. Ce défi relevé a été la chance de millions de jeunes Français qui ont découvert à l'école des horizons qui, autrement, leur seraient demeurés fermés. Ce n'est pas parce que cette obligation n'est pas satisfaite aujourd'hui, qu'il faut y renoncer. Au contraire ! Il faut donner à notre système éducatif les moyens concrets de rétablir partout les deux éléments qui font l'égalité des chances.

    Le premier devoir, c'est le respect dans l'école, respect des enseignants et respect des élèves entre eux, l'ordre de l'école face à l'ordre de la rue ; c'est-à-dire l'ordre assuré par des enseignants et des surveillants, et non pas par des policiers.

    Deuxième élément, l'excellence des parcours, pour les élèves qui le méritent. Au lieu de la médiocrité pour tous, médiocrité qui est mortelle là où ça va mal, je veux défendre le principe de l'excellence scolaire, comme une réévaluation de la mission républicaine de l'école républicaine, au lieu du ghetto accepté, auquel on se résigne. »