Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

<< Qui a dit que Bayrou n'avait pas de programme??? | François Bayrou à Libération : "L'élection : contact crucial avec les Français !" (Source Liberation) | Appel aux vrais démocrates >>

François Bayrou à Libération : "L'élection : contact crucial avec les Français !" (Source Liberation) | 06 avril 2007

François Bayrou déclare dans une interview dans Libération "c'est le soutien direct des Français qui est crucial". "Une campagne à mains nues ou presque, contre les deux appareils qui dominent la vie politique française depuis 25 ans", l'UMP et le PS, "appuyés par des groupes de presse très importants, est forcément très dure", estime François Bayrou. Il considère que "dans la phase où nous sommes, la télévision est devenue moins cruciale, car l'égalité de traitement entre douze candidats la rend moins audible". Interrogé sur la volatilité de son électorat, le candidat à l'élection présidentielle estime que "ce n'est pas vrai" car "c'est l'électorat le plus neuf, et le plus déterminé", le seul selon lui "qui s'apprête à ne pas voter par habitude". François Bayrou Bayrou explique par ailleurs être devenu un candidat antisystème "par goût de la liberté" et de "la fidélité à des valeurs républicaines".

Vous avez dit récemment que «la campagne est très dure». Plus dure qu'en 2002 ? 
Une campagne à mains nues ou presque, contre les deux appareils qui dominent la vie politique française depuis vingt-cinq ans, appuyés par des groupes de presse très importants, est forcément très dure. Mais cette dureté est l'indice ou la preuve du changement que je porte et que cette élection pourrait imposer. Il est assez rare, et je dois dire assez intéressant, d'avoir à faire campagne sans être soutenu par aucun organe de presse.

Considérez-vous toujours que la télévision est contre vous ? 

Dans la phase où nous sommes, la télévision est devenue moins cruciale, car l'égalité de traitement entre douze candidats la rend moins audible. Dans la dernière ligne droite, c'est le soutien direct des Français qui est crucial.

Vous flirtez avec les 20 %, mais votre électorat potentiel est toujours le plus volatil de tous les électorats... 

Vous mesurerez, au bout du compte, que ce n'est pas vrai. C'est l'électorat le plus neuf et le plus déterminé au contraire, car c'est le seul qui s'apprête à ne pas voter par habitude.

N'en faites-vous pas un peu trop dans votre dénonciation de la connivence ?

La vérité est que je n'en fais pas assez. Les liens innombrables entre des mondes qui devraient être séparés, le monde de l'économie, de la finance, des médias et le monde de l'Etat, tout cela a créé un univers d'influence et d'obligations réciproques qui ne ressemble ni à la démocratie ni à la République. Comment un jeune garçon ou une jeune fille qui s'intéresse à la chose publique, mais qui n'a pas de relations y comprendrait-il quelque chose ? Et quel moyen un citoyen de bonne foi a-t-il pour agir sur cet univers ?

Comment quelqu'un qui, comme vous, a fait partie du système pendant des années devient-il un candidat antisystème ? 

Sans doute le goût de la liberté. Et la fidélité à des valeurs républicaines. Le premier choc, c'est en 1998, quand des présidents de région se font élire avec des voix du Front national. Je ne l'ai pas accepté. Puis en 1999, je refuse que l'on m'impose une liste menée par Sarkozy aux élections européennes. Lorsque vient 2002, je dis à Chirac, le 22 avril : «Vous allez être élu par 80 % des voix. Dans cet électorat, il y aura plus de gens de gauche que de droite. Vous devez en tenir compte pour le gouvernement.» Il m'a répondu: «Tout cela c'est des bêtises. Je vais faire le parti unique.» Pour moi, c'était un choc. Peu à peu, j'ai mesuré combien avec ce parti unique la France était mal gouvernée, pas mieux en tout cas qu'avant 2002. Et au moment des manipulations de l
l'affaire Clearstream, j'ai fini par voter la censure au nom des valeurs républicaines élémentaires. C'est ainsi, par fidélité, que j'ai construit mon indépendance.

Est-ce une révolution ? 

En quelque sorte oui. Longtemps, j'ai cru qu'on pouvait défendre des idées différentes dans son camp. Et puis je me suis aperçu que c'était comme siffler dans un violon, que ce qu'il fallait, c'était sortir des camps verrouillés, pour faire naître un espace nouveau.

Peu vous soutiennent dans cette aventure... 

Peu à peu, j'ai mesuré que notre système politique ne poussait pas au courage. Au lieu d'être un système qui pousse à l'affirmation des caractères, à la liberté de ton, à l'indépendance d'esprit, c'est un système qui pousse à l'allégeance, à l'abdication de ce que l'on pense. Il suffit de voir au sein du PS le nombre de ceux, qui aurait l'âge de l'indépendance, dire : «Tu as complètement raison, mais on ne peut pas le dire.» 

Qui par exemple ? 

Peu importent les noms. Je leur dis : «Qu'avez-vous à faire d'un appareil dont vous savez qu'il est dépassé?» Le PS, comme l'UMP, continue à mettre en scène des idéologies d'un autre temps. Ce sont des étoiles qui sont mortes en novembre 1989 dont la lumière nous parvient toujours, de plus en plus pâle. Et les gens de gauche savent que ce que les socialistes racontent n'est plus vrai. Ils se raccrochent à l'appareil. Sauvons le dernier carré. Faisons campagne. Tant pis, «Bouchons-nous les oreilles», disent-ils. C'est une expression d'un député PS après le happening du drapeau...

Le drapeau tricolore a été brandi dans des circonstances historiques où la gauche était héroïque. 

En France, ce n'est pas la nation qui a fait la République, c'est la République qui a fait la nation.

Pour vous, cette élection est un quitte ou double. Si vous n'êtes pas élu président de la République, vous renoncez aussi à la députation, vous quittez le système ? 

J'en connais beaucoup qui feraient brûler des cierges. à Notre-Dame-de-la-Garde pour que cette hypothèse se réalise ! Je n'ai pas l'intention de leur donner satisfaction sur ce point.

Mais pour qui appellerez-vous à voter au second tour si vous n'y êtes pas ? 

Je serai au second tour.

Nicolas Sarkozy est-il dangereux ? 

Je n'emploie pas le mot «dangereux» à tort et à travers. Pour moi, le candidat de l'UMP tire la société française vers des tensions et des affrontements qui sont dangereux.

Le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale est-il «ignoble», comme le dit Ségolène Royal ? 

C'est une atteinte à tout ce à quoi la République française a cru depuis son origine. Mais je n'ai pas l'intention d'employer des expressions insultantes. Le ton de cette campagne n'est pas à la hauteur.

Donnez-nous une mesure, une orientation de rupture. 

Par exemple, j'ai annoncé que je ferai voter une loi de séparation entre les groupes bénéficiant de commandes publiques et les médias. Je pensais naïvement que le parti socialiste, reprendrait cette thèse qui fut la sienne. Pas du tout ! Je peux en citer beaucoup d'autres. Lorsqu'il s'est agi de défendre l'allocation spécifique de solidarité pour les chômeurs en fin de droit, je suis monté tout seul à la tribune de l'Assemblée. La gauche est restée muette. Lorsqu'il s'est agi de se battre contre la privatisation des autoroutes, j'ai été seul à mener le combat. Je suis allé tout seul au Conseil d'Etat. Sur Airbus, qui a signé la délégation de gestion au groupe Lagardère, même s'il ne conservait que 6 % du capital de l'entreprise ? C'est un gouvernement de gauche ! Et ainsi de suite.

Parlez-vous principalement dans votre campagne aux gens de gauche ? 

Je parle aux citoyens des deux rives et à tous les autres.

Sur l'économique et le social, on perçoit toujours une différence entre une gauche plus interventionniste et une droite plus libérale. Où vous situez-vous ? 

En Allemagne, il se trouve qu'ils sont au gouvernement ensemble. Ils travaillent ensemble et ont obtenu des résultats qui époustouflent la planète. Les résultats de croissance sont montés à 3 %, alors que leur hypothèse budgétaire était de 1,7. En même temps, ils ont réduit leur déficit à 1,2 de PIB. En France, je ne pense pas que l'Etat doive s'ériger en contrôleur perpétuel des entreprises. Je pense qu'il faut des règles qui ne soient pas des règles d'inquisition de l'Etat sur l'entreprise. Il faut des règles équilibrées. Par exemple, on peut penser qu'il y a trop d'aides aux entreprises liées aux 35 heures. Je pense qu'un certain nombre de ces aides, avec le temps, vont décroître. En revanche, je suis pour que l'on permette à toutes les entreprises, les plus petites en particulier, de créer deux emplois sans avoir à créer de charges. Je réorienterai une partie des 30 milliards d'aide, environ 9 milliards, vers la création d'emplois sans charges.

Ce week-end, vous avez parlé de supprimer l'ENA. N'est-ce pas démagogique ? 

C'est pédagogique et symbolique. Je pense que la question de l'ascenseur social est la plus critique de notre société. C'est le noeud du blocage de la société française. Un petit nombre de personnes ayant été cooptées à 20 ans, parce que souvent elles étaient issues des bons milieux, avaient fait les bonnes études, se retrouvent concentrant entre leurs mains pour toute leur vie les situations les plus éminentes de tous les pouvoirs, administratif, politique, économique. Cela n'est pas équitable. Je veux que les postes de haute responsabilité dans l'Etat puissent être ouverts à des femmes et des hommes ayant fait d'autres preuves dans leur vie que la réussite à un concours à 20 ans. Je veux que dans la société française, on puisse retrouver l'espoir, même si on est entré en bas, d'arriver en haut.
Libération

Publié par soutienbayrou à 00:34:16 dans Articles de presse | Commentaires (0) |

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici

Libre Expression Citoyenne

Webcitoyen.com
Recommandé par des Influenceurs

Avons-nous oublié?

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.(article 2 de la Décalaration des droits de l’homme et du citoyen )

Et ceci ?

Article XXXV - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793)

Exalead

Media

Voter est un droit, un devoir mais surtout un pouvoir

Pour une blogosphère indépendante

NUL ne peut s'approprier ma voix
Recommandé par des Influenceurs

TOP5

Appel Démocratique

Discussion


Rechercher

Think Different, Think Bayrou

Compteur

Depuis le 02-02-2007 :
290157 visiteurs
Depuis le début du mois :
2332 visiteurs
Billets :
216 billets

Référencement

Référencé par Blogtrafic meilleur site politique
View My Stats Add to Technorati Favorites Annuaire-Politique-P.P.N

Avril

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Communauté

France 24

France 24 France 24 France 24 France 24 France 24 France 24 France 24 France 24 France 24 France 24 France 24

5 ans de captivité!

Agissons pour que le Manifeste pour la libération d'Ingrid soit signé et respecté !
Recommandé par des Influenceurs

Webring Bayrou 2007

Maintien d'Arrêt sur Image

ASI

adhérer au Mouvement Démocrate




MoDem


Avec lui

NON au vote éléctronique! Signez la pétition

P&ampeacute;tition pour le maintien du vote papierActuellement signatures !

Où sont les modémistes ? Enregistrez vous

Une minute sur...Les banlieues

Une minute sur...Démocratie et VIème République

Une minute sur...L'Etat et la dette

Une minute sur...L'Education

Une minute sur...L'université

Une minute sur...Un pays pro-entreprise

Une minute sur...Deux emplois sans charges

Une minute sur...L'Europe

Une minute sur...La politique internationale

Une minute sur...La carte scolaire

Une minute sur...L'Activité universeille

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03