Publié dans l'édition du vendredi 23 mars 2007 (page 11) DI SAK NA POU DI
Des bonnes volontés, il y en a à Droite comme à Gauche, pourquoi ne pas les utiliser ? En 2002, lors du 1er tour des présidentielles, les Français ont clairement exprimé, qu’ils se désintéressaient de la Politique, sur la manière dont les différents partis orchestraient l’offre des débats d’idées sur leur Avenir. Ils ont ensuite réagi au 2ème tour.
De même en 2004, lors du vote référendaire pour la constitution européenne, ils ont, de nouveau exprimé leur souhait voir de s’installer un rapport différent entre les citoyens et les représentants élus par le peuple, pour conduire la destiné de la France dans l’Europe.
Pour moi, cette question reste une question cruciale dans le débat du choix des candidats à cette présidentielle, et c’est en tant que citoyen, mais également en tant qu’élu opposant municipal, que je vous livre ma réflexion sur le choix que vous allez être amené à faire le 22 avril prochain.
Mais d’abord, j’insiste sur mon statut particulier, parce que nous, élus opposants, nous sommes les derniers interpellés par nos administrés en difficultés extrêmes, dans le désespoir total, à un point tel qu’ils nous livrent sans tabou et sans retenue, leur vérité sur la considération que leur portent les politiques.
Mon choix pour François Bayrou, se fonde à partir de 3 idées force :
1- Relier le citoyen à l’action politique (au sens de la vie de la cité). En effet, l’offre portée par François Bayrou, nous donne une chance historique de relier l’action politique à l’action citoyenne. Pour la 1ère fois, s’offre à nous, la proposition de former un gouvernement d’union nationale, constitué par des sensibilités politiques, écologiques et sociales les plus représentatives de notre Nation.
2- Respect fidèle de l’héritage. Le Général de Gaulle nous a légué l’élection du Président de la République Française au suffrage universel qui pose un principe incontournable de la rencontre d’un homme avec son peuple. Cela va au-delà des enjeux des partis politiques, c’est le sens le plus subtil de notre démocratie. Le résultat du référendum portant sur la Constitution européenne, nous a montré que les citoyens s’étaient réappropriés d’une prérogative qu’on cherchait à leur dérober, et qui était devenue nolens volens, la propriété exclusive des partis politiques les plus puissants, jusqu’à même avoir pour cette élection, l’irrévérence de proposer au peuple des candidats, choisis d’abord par eux-mêmes. François Bayrou est parti de très loin à 5% d’intention de vote en décembre 2006, parfois même contre l’avis de certaines personnalités de sa famille politique, mais à la recherche de la seule vérité qui vaille en démocratie : l’écoute, la compréhension et la rencontre du peuple français. J’étais moi-même présent, lors de sa venue à La Réunion en décembre 2006 pour l’accueillir, nous étions à peine plus de 10 personnes.
3- Sortir du clivage traditionnel. Nous avons une chance historique de sortir du clivage traditionnel où ce que fait la majorité en place, l’autre attend de le défaire, ce qui est contre productif pour notre Nation. François Bayrou nous invite à procéder au passage de relais des commandes du paquebot France, avec des nouveaux visages politiques, avec des nouvelles personnalités, y compris de sensibilités politiques différentes, mais déterminées et prêtes à se mettre autour d’une table pour travailler sur les grands dossiers de fond tels que : Lutter contre le chômage et l’exclusion.
Proposer des solutions équitables pour les régimes de retraite. Relancer l’Europe, en négociation avec nos partenaires. Réduire la dette publique, sans compromettre l’avenir de nos enfants. Mettre en œuvre les moyens de développement durable et équitable pour tout ce qui touche notre quotidien....
Je ressens très sincèrement enfin, le début de la moralisation la vie politique, à travers ce qu’il porte comme choix et comme offre. Le changement doit d’abord s’opérer à ce niveau, c’est-à-dire l’ouverture afin de pouvoir élargir le débat avec les sensibilités représentatives de notre société. Il est temps, en responsabilité, de nous mettre en capacité de reconnaître les compétences des autres, et que nous ne nous opposions pas systématiquement et stérilement, sur le seul principe du camp différent...
Ce qui est vrai pour la France est encore plus concret ici à La Réunion où le Savoir Vivre Ensemble fait partie de nos réalités quotidiennes.
J’appelle solennellement toutes les Réunionnaises et Réunionnais à sortir les sortants, à en finir avec le système, à soutenir, voter et faire voter François Bayrou.
J-Yves Morel Conseiller municipal de La Possession Coordonnateur du comité de soutien Bayrou Ouest : 2ème circonscription